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Dr. Elisabeth Shaw
« Final report of the vessel Prometheus. The ship and her entire crew are gone. If you're receiving this transmission, make no attempt to come to its point of origin. There is only death here now, and I'm leaving it behind. It is New Year's Day, the year of our Lord, 2094. My name is Elisabeth Shaw, last survivor of the Prometheus. And I am still searching.»
Lt. Ellen Ripley
« Final report of the commercial starship Nostromo, third officer reporting. The other members of the crew, Kane, Lambert, Parker, Brett, Ash and Captain Dallas, are dead. Cargo and ship destroyed. I should reach the frontier in about six weeks. With a little luck, the network will pick me up. This is Ripley, last survivor of the Nostromo, signing off.»


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Un retour aux sources

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Michelangelo
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MessageSujet: Un retour aux sources Dim 21 Mar - 12:30



    D’une main de maitre il tisse le linceul la promulguant à la nuit éternelle. Ils sont dans une chambre d’hôtel, les maigres pesos à disposition ne leur ont pas permis de faire chambre à part mais le gars s’est assoupi sur un siège à l’écart, lui laissant tout de même tout le confort d’un matelas qu’il aurait aimé partager. Pas pour cette fois et pas avec elle… Durant la nuit, O’Connell à eu une idée étrange. La regarder dormir, les lueurs d’une lune éclairer les traits fin de son visage à semi camouflé sous cette cascade de boucles ambrées lui ont fait connaitre un bien curieux sentiment. Il l’avait contemplée un bon moment avant de s’éclipser en douce sur le balconnet. La porte s’ouvrit et laissa se faufiler un filet d’air frais pas désagréable en cette saison. Et pour tout vous dire, il ne faisait pas moins de vingt-cinq degré dans les appartements. C’était à se demander comment elle faisait pour trouver le sommeil par une telle chaleur.
    Vêtu légèrement pour ne pas dire chemise, short et tongues, il se rendit jusqu’aux remparts et sorti de sa poche son téléphone qu’il ouvrit aussitôt. Ses doigts pianotèrent très vite dans son répertoire, une idée fixe en tête… Micro à l’oreille, il se retourna vers la baie vitrée donnant sur la chambre et fixa les formes généreuses mais drapées de la belle endormie avant de se replonger sur le jardin à des mètres en contre bas.

    Boa noite senhora MacKinley. Como vai você? Sim. Sua filha está bem. Provavelmente, vamos ver amanhã. Sim sim .... amanhã.

    Il n’était pas très doué en portugais, faisait des fautes d’accord et la plupart du temps n’arrivait pas à vouvoyer la mère comme l’aurait voulu la bienséance mais le temps passé au Brésil dans la demeure des MacKinley lui avait enseigné les bases nécessaires afin de dialoguer librement en ville par ses propres moyens. Ne plus être assister comme un enfant lors de ces escapades dans les quartiers chauds de la cité lui faisait le plus grand bien mais il avait fallu beaucoup de travail et de persévérance pour atteindre un tel niveau.
    Satisfait de son coup de fil, il raccrocha et resta accoudé, le sourire aux lèvres en pensant insouciant à ce complot quand de ses doigts glissa son trousseau de clefs, un cadeau qu’elle lui avait fait. * Hey merde…. * Il se pencha instantanément en essayant d’entrevoir le point de chute mais à cette hauteur c’était peine perdue. Un faible espoir l’amena à quitter la chambre, ses papiers d’identités dans la poche arrière pour descendre quatre à quatre les étages. Arrivé au rez-de chaussée, c’est le concierge, un balai à la main affairé à sa sale besogne qui lui glissa ironiquement : ¿ Por el noche agitada señor?. Si si … Lui répondit-il sèchement. En quoi cet abruti se mêlait de ses affaires ? Sans doute devait-il penser que son amante l’avait châtié de la chambre à coucher… Marcus accéléra le pas jusqu’à l’entrée et commença par se retourner face au bâtiment les pieds dans la pelouse. Sa tête se pencha en arrière et il vit beaucoup plus haut tout un ensemble de barreaux à chaque étage sans pouvoir reconnaitre avec exactitude duquel les clefs avaient bien pu chuter. Sa paume vient s’abattre sur sa nuque alors qu’il tentait de deviner la trajectoire de ces dernières. Quand il recula de nouveau pour admirer plus convenablement la bâtisse, une main se pose délicatement dans son dos et un accent angélique lui demande de se retourner… Belle langue que l’espagnol, beaucoup plus facile que le portugais… C’est le concierge qui en fait une tête alors qu’O’Connell revient sur ses pas avec cette délicieuse jeune femme…. Porto-ricaine si sa compréhension est juste. Ils discutent autour d’un verre dans le bar de l’hôtel encore ouvert en cette heure tardive mais incroyablement bondé de chicos .

    Des heures plus tard…
    Les aurores pointent le bout de leur nez au travers des doubles rideaux, lesquels sont à moitié démontés mais qu’importe, bientôt une femme de chambre aura le privilège de ranger ce petit désordre provoqué par Monsieur et Mademoiselle. Marcus ne prends même pas le temps de lui laisser un mot, il la regarde tout comme il l’avait fait avec America et quitte la chambre sans un bruit. Il emportera au moins un souvenir agréable du ********** avec lui.
    Pas mécontent de lui, il revient dans celle de Mackinley, qui dort toujours. Il n’en est pas réellement surpris, toutes leurs aventures ont du l’exténuer. La première chose qu’il fait c’est d’aller prendre une douche. Il se dit qu’il vaut mieux réveiller son amie de toujours plutôt qu’une fille qui pourrait lui coller les basques toute une vie. Et puis de toute façon c’est l’heure.

    A présent le voilà qu’il lui ôte toute possibilité de voir. Curieux de le faire dès à présent plutôt que dans la dernière ligne droite les conduisant dans ce petit patelin du Brésil mais la bitch n’est pas stupide. Il lui glisse à l’oreille qu’il a une surprise… Elle s’exécute sans la moindre plainte. C’est qu’il en a de l’effet sur elle pour obtenir un tel résultat! Plus tard (oui nous allons sauter les passages ennuyants comme la réplique lancée à l’hôtesse de l’air…vous voulez l’entendre ? Très bien mais ne soyez pas choqué, c’est du Marcus tout craché).
    Je disais donc, les voilà tous deux en classe affaire sur un long courrier. Cotes à cotes, ils ont pris, ou du moins Marcus à payé, deux tickets pour des sièges mitoyens. La pauvre malheureuse est toujours les yeux bandés quand une ravissante hôtesse les aborde, attirée par la curiosité. D’une voix douce elle propose des paquets d’arachides mais O’Connell prend très vite les devant. Manquerait plus qu’elle leur souhaite un bon voyage sur Brésil Air Lines ce qui lui mettrait la puce à l’oreille.

    Cacahuètes ? Oui merci, j’en ai déjà deux grosses là, imposantes je vous l’accorde.

    La jeune femme, gênée par sa réponse et ne sachant pas comment réagir, glisse un paquet sur ses genoux et s’empresse de repartir. La grande gueule finit par s’endormir durant le reste du vol…
    Le taxi s’arrête. Après tant de trajet les voilà aux pieds. C’est Maman MacKinley qui va être contente de revoir sa chère fille. Quand à revoir le play boy, c’est une autre histoire. Elle l’a toujours vu d’un mauvais œil depuis le début de leur rencontre, faute de la première image qu’elle a eu de lui certainement. Mais Marcus s’en fait déjà toute une joie. Rien au monde ne lui ferait plus plaisir que de la contredire de plus belle. Au fil du temps elle avait su l’apprécier mais d’une entente de celles entre Gendre et Belle mère, de celles qui font des étincelles au moindre faux pas.
    Le grand brun est le premier à descendre naturellement puis il contourne en vitesse le taxi et aide la demoiselle à son tour pendant que leur chauffeur décharge les valises du coffre. Elle ne peut encore avoir de certitude sur leur localisation et pourtant il est persuadé que déjà elle en a une petite idée.
    C’est alors que la plus radieuse de toutes fait son apparition sur le perron… Mme Mackinley, dans un splendide paréo. A la brillance surnaturelle dans ses yeux, on imagine très vite qu’elle est sur le point de partir en larmes. Marcus fait un pas vers elle d’une main tendue pour la saluer quand elle s’approche d’eux à son tour mais cette dernière va directement se jeter sur sa fille, lançant un gros vent à celui-ci qui reste planté seul comme un idiot. Les vieilles habitudes ont la vie dure. Elle arrache le bandeau d’America en l’insultant de noms d’oiseaux en tout genre. Encore une chance ces mots là, il ne les comprend pas. Et pendant que les deux femmes refont connaissances et se racontent les derniers potins du pueblo, le grand idiot va payer le chauffeur pour se rendre conte un fois cette tache effectuée qu’elles sont entrées en lui laissant le soin de ramasser toutes les valises….



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Michelangelo
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MessageSujet: Re: Un retour aux sources Mer 31 Mar - 11:34

America MacKinley a écrit:
    Alors qu'elle attend toujours les yeux bandés comme a colin-maillard ou version plus sexy: un petit jeu pervers, America frissonne en entendant des noms d'oiseaux criés sur tout les tons par une voix aigue et haut perchée qu'il lui semble connaître plus que bien. Hein? Qui que, quoi dont et où, une surprise, un questionnement intérieur qui vient semer un trouble dans l'âme de la jeune brésilienne. Le bandeau s'arrache promptement et des bras viennent la serrer, fort très fort même, les femmes MacKinley ont de la poigne sous l'émotivité. La jolie brune pose délicatement les siennes sur les épaules de sa mère, elle est un peu stupéfaite, elle se rend compte de ce que Marcus fait pour elle, il pense faire bien et il n'est pas vraiment dans le faux car son pays natal lui manquait énormément. Mais la joie n'est pas entière, America est sur la réserve, la dernière fois qu'elle a vu sa mère, les choses nétaient pas vraiment au beau fixe. Pourtant c'est sa mère et on en a une seule dans la vie mais les rapport parents-enfants ne sont pas toujours un modèle exemplaire.

    Pourtant personne ne peut remarquer la réserve dont fait preuve la jeune femme, et elle se voit entrainée dans la maison familialle où jadis elle a connu de bons moments et où elle a tout un tas de souvenirs dont les prémisces de sa relation d'amitié avec O'Connel.

    Mamãe!...docemente...eu sou alegre de ti encontrar.

    Sa mère ne lui laissait même pas le temps de remercier ou d'adresser quoique ce soit à Marcus, sans compter que son sang n'avait fait qu'un tour quand celle-ci avait traité le jeune homme de tout les noms. Voilà bien une chose que la jeune femme horripilait de la part de sa chère maman, celle-ci n'avait jamais vraiment supporté la promiscuité entre les deux jeunes gens. D'ailleurs à un moment madame MacKinley avait pensé qu'il cherchait à séduire sa jolie petite fille, elle n'avait jamais bien compris le lien qui les unissait, sans doute était t'elle dans son bon droit de se poser la question.

    Après moulte embrassades entre les deux brésiliennes, America s'excusa auprès de sa mère prétextant qu'elle voulait retrouver ses marques dans la maison, installer leurs affaires et se reposer car elle était épuisée par le voyage et le décalage horaire, ce qui était tout à fait faux mais elle n'aurait pas supporté une question de plus de la part de sa mère en ce moment. "Comment vas-tu? Et tes études de médecine? J'espère que tu fais bon usage de l'argent que ton salopard de père t'a légué? T'es encore avec ce coco là quand te décide tu a me présenter un gendre convenable..." s'en était beaucoup trop que ce que la jeune étudiante en médecine pouvait ingérer en quelques minutes. Stop stop stop de l'air, elle va exploser. Sa mère fut releguée à la cuisine, va donc nous préparer à bouffer, tu feras quelque chose d'intelligent pour une fois.

    America rejoignit alors Marcus dans l'entrée. Le pauvre se farcissait toutes les valises et elle ne voyageait pas vraiment léger sa copine. Elle posa une main sur son épaule alors qu'il se dépetrait des ses fardeaux. Elle lui pris la valise qu'il tenait encore dans la main, plus un sac à dos et lui sourrit presque tendrement.

    Merci...lui dit-elle s'en rien ajouter d'autre. Lui sauter dans les bras, elle l'aurait bien fait oui mais c'était trop expensif. Elle lui adressa un léger signe de tête pour lui dire de la suivre. Tu viens on va déposer les valises dans ma chambre. et elle se mit à grimper les escaliers qui menait à l'étage.

    Quand elle ouvrit la porte, elle constata que rien n'avait changé, rien n'avait bougé de place en presque quatres années. La chambre était immaculée, les rayons de soleil pénétrant par la grande baie vitrée qui menait sur une petite terrasse fleurie. Elle déposa les valises et se tourna vers Marcus qui en faisait de même. Elle s'approcha alors de lui et sur la pointe des pieds, car oui il était plus grand qu'elle, elle déposa un baiser sur sa joue. En se reculant, elle le scruta la tête imprimant un léger mouvement négatif.

    Tsttt, tu fais toujours ce qu'on s'attend le moins à ce que tu fasses, c'est un joli cadeau...mais je sais pas si je suis prête.

    Prête, prête à quoi? A revoir sa mère, a enterriner la hache de guerre détérrée il y a quatre ans? Mais comment lui en vouloir, il ne pouvait pas savoir, elle ne lui avait jamais raconté comment c'était passé son départ du Brésil, confidente qui ne lui confie rien, bien joué Am' mais bon. Etre ici lui faisait quand même du bien mais ca l'effrayait aussi...et si tout changeait, tout basculait et qu'elle décide de façon innatendue de ne pas rentrer à Providence? Elle laissa alors le jeune homme sur place, on peut aisément voir qu'une ombre plane sur elle, que quelque chose ne tourne pas tout à fait rond mais elle n'a pas peur qu'il s'en rende compte. Elle va ouvrir la baie vitrée et va s'accouder à la balustrade, le regard perdu sur le paysage...les odeurs lui ravivant pas mal de souvenirs, un soupir puis deux et elle doit se l'avouer à elle même, elle est ravie de revoir son cher Brésil.


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MessageSujet: Re: Un retour aux sources Mer 31 Mar - 11:38

On repasse au passé…..


    Après quelques minutes à raconter sa life, sa chère camarade ramena le bout de son museau sur le parvis du hall d’entrée pendant que le bon mais trop con géant se défoulait toujours entre les innombrables valises… Discrètement et ce avant qu’elle ne réapparaisse, le grand brun avait fait tomber l’une de ses valises et prit par la colère (c’est qu’il ne faudrait pas non plus le prendre pour un mulet), il avait extériorisé son profond désarroi par un bon coup de pied dedans. Fait chier ! Une seconde de plus et America le prenait la main dans le sac, le voyant maltraiter ses petites affaires. Une chance pour lui mais surtout pour son lombago, elle le délesta d’un bagage… enfin de deux mais le deuxième ne lui posait pas de gros souci vu que véritablement léger. C’est bien les femmes à prendre soin de vous mais modérément de peur de se péter un ongle. Bref, il la suivit sur le perron et rentra, intrigué de se retrouver en ce lieu et légèrement nostalgique de la bonne époque où il hantait la nuit les couloirs de la modeste demeure, rien que pour faire chier la matriarche. Rien n’avait changé même cette vieille peau qui le dévisageait du coin de l’œil, partie dans les cuisines à aiguiser ses couteaux de boucher dans l’espoir fou de l’éviscérer durant son sommeil. Cette nuit Marcus dormirait la porte fermée à clef, à double tour, juste au cas où… Il gravit les escaliers, arpenta l’étage et se retrouva avec la brésilienne sur le pas de la porte de la chambre de cette dernière. Le valeureux play boy hésita tout de même un instant avant de faire un pas à l’intérieur et jeta une œillade rapide vers l’escalier d’où il venait à l’instant, s’attendant à entrevoir les ombres mouvantes de la chevelure vipérine de Médusa se projeter sur les murs. Rien à l’horizon. Il lâcha un léger soupir, soulagé et fit le pas dans la pièce interdite pour y déposer les encombrants paquets. La demoiselle ne voyageait jamais léger mais Marcus ne s’en plaignait jamais ouvertement. Parfois certaines pièces d’étoffe, comme un petit tanga par exemple, pouvaient lui servir de mouchoir en cas d’extrême urgence et pourquoi pas de doudou pour la nuit. Il fallait bien trouver une quelconque utilité à toutes les babioles qu’elle emportait et comme il n’aurait jamais l’occasion de la voir de plus près en sous-vêtements….un mal pour un bien. D’ailleurs en y réfléchissant un peu plus, il passa discrètement sa main dans la poche droite intérieure de son blouson et effleura une étoffe usurpée la vieille dans l’un de ses foutus bagages mais encore intacte, respirant encore le bon soupline printanier. Ah… la bonne odeur. Il fit mine de rien, pensif mais réaliste sur le fait de ne surtout pas sortir le petit textile à cet instant précis. Sa main se reporta lentement sur la poignée de la valoche la plus proche et il l’apporta sur le lit, l’ouvrit et commença à vider les diverses affaires de la demoiselle. Il s’arrêta néanmoins sur un top qui le fit rire, rose à lacets au décolleté plongeant et se surprit à le mettre devant lui, jouant le grand gamin devant elle lorsque quelque chose effaça son sourire de ses lèvres. Le bruit des talons de Mama MacKinley martelaient rapidement le parquet des escaliers, annonçant le début des hostilités puisqu’il était déjà trop tard pour prendre la fuite. La chambre d’America donnait malheureusement directement dessus tandis que la prochaine porte, souvent fermée à clef d’après ses souvenirs, donnait sur un lugubre cagibi. Il se sentait piégé et bêtement plaça la brésilienne entre lui et celle qui venait de s’installer dans le pas de la porte. Décidément il n’y a rien à faire, elle voulait leur pourrir l’existence. Était-ce une mauvaise idée que de revenir ici ? Marcus se rassurait intérieurement * Ce n’est qu’une question d’heures, après elle en aura raz l’cul et ira regarder The Young and the Restless*. Elle les dévisageait l’un et l’autre, tour à tour lorsqu’il se mit à se rapprocher de sa camarade étudiante dans son dos et l‘enlaça sans quitter du regard la vieille rombière.

    Alors belle mère, une petite fille ou un p’tit mec de préférence ?

    Il déposa directement ses lèvres dans son coup avant d’y blottir son menton, la toisant mielleusement pendant qu’il caressait le ventre de la délicieuse mais faussement madame O’Connell

    Não antes do casamento filho da puta. Fora da sala!

    Le message était plutôt clair et concis. L’étreinte se desserra d’elle-même et il se dirigea vers la sortie mais pas avant qu’elle ne l’arrête d’un raclement de la gorge. Il se retourna et elle lui indiqua d’un hochement de tête qu’il avait oublié son sac à dos à quelques pas de là. C’est qu’elle avait l’œil à tout et jamais ne lui laisserait une seule occasion de rendre visite à sa fille…pas sans son consentement ni sans sa bénédiction. Il retourna donc sous son œil attentif attraper la bandoulière et se figea devant elle, attendant son bon vouloir pour le laisser passer. Elle s’écarta et il laissa s’échapper à son intention : trop tard grand-mère. Pas peu fier de lui, il se dirigea direction le bout du couloir, l’ancienne chambre d’amis qui ne fut jamais aménagée avant l’arrivée tardive de l’indésirable sdf. Une pièce qu’il avait bon gré mal gré arrangée à sa convenance et qu’il avait habitée pendant plusieurs mois. Le bruit des gonds raviva d’anciens souvenirs et la vision du vieux clic clac défoncé d’horribles courbatures mais c’était hélas tout ce que la maitresse des lieux lui avait laissé à disposition. A l’instar de la chambre précédemment visitée, celle-ci avait été laissée à l’abandon et durant nombre de mois, la poussière avait envahi les lieux. Cependant son attention fut captée par divers éléments, des cadres ici et là rajoutés après son départ. Il passa son pouce sur l’un d’entre eux et vit avec horreur les ridules d’un visage mature se dessiner. Il se recula. Elle n’avait pas perdu de temps, à croire qu’elle se doutait de son retour un beau jour, le diable s’était préparer à accueillir dans son antre le … Comment l’avait-elle appelé au juste dès le premier jour ? Equadodja, traduction littérale pour Diable blanc. La forme particulière des oreilles du jeune homme lui avait catalogué un petit surnom qu’elle s’empressait de lui lancer dans les dents lorsqu’il se retrouvait seul avec elle. Mais il s’en foutait comme de sa première chemise. Les élucubrations d’une vieille chouette mal baisée lui passaient par-dessus la tête. Après tant d’aventures, il était bon de pouvoir trouver enfin répit dans un endroit familier, que cette course folle prenne fin. Mais ces regards braqués sur lui l’incommodaient. Il eu un geste déplacé et fit tomber un par un tous les portraits de cette face déconfite. Chose faite, c’est son propre sac qu’il envoya valser sur le divan d’où un nuage de fumée s’éleva sous l’effet du choc. Rajoutez à ceci la poussière qu’il balaya lorsqu’il déplia la banquette pour par la suite s’étaler de tout son long dessus.

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