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Dr. Elisabeth Shaw
« Final report of the vessel Prometheus. The ship and her entire crew are gone. If you're receiving this transmission, make no attempt to come to its point of origin. There is only death here now, and I'm leaving it behind. It is New Year's Day, the year of our Lord, 2094. My name is Elisabeth Shaw, last survivor of the Prometheus. And I am still searching.»
Lt. Ellen Ripley
« Final report of the commercial starship Nostromo, third officer reporting. The other members of the crew, Kane, Lambert, Parker, Brett, Ash and Captain Dallas, are dead. Cargo and ship destroyed. I should reach the frontier in about six weeks. With a little luck, the network will pick me up. This is Ripley, last survivor of the Nostromo, signing off.»


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pays des merveilles

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Michelangelo
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MessageSujet: pays des merveilles Mar 9 Fév - 8:57

Sasha Hope Bennett a écrit:
    Submergé par cette musique remplissant mon esprit de souvenirs, je respire, là, allongé, sans bouger au milieu de ces milliers de fleurs venant à peine de pousser. Un léger rayon de soleil montrait son visage pour illuminer mes yeux d’or brillant. Je me sens vivante, calme et sereine par cette musique si douce bourdonnant dans mes oreilles. Elle me donne presque envie de pleurer tellement elle est belle. Me rappelant qu’aujourd’hui je n’avais vraiment rien de spécial à faire, je restais là immobile ne laissant que vaciller mes jambes maigrichonnes retenu par mes bottines marron usées. L’air frais fit virevolter de plein fouet mes cheveux léger et je souris à la caresse qu’ils procurent sur mon visage.

    La solitude n’est pas une chose que je préconise mais elle repose quelque fois. Elle m’est indispensable pour me retrouver seule face à moi-même, pour ne pas perdre pied avec la réalité. Car entouré d’amis chaque jours ne vous laisse pas respirer. Pas que la compagnie est désagréable mais on doit s’en passer à un moment ou un autre. La mélodie s’arrêta enfin pour laisser place à une autre encore plus douce et enivrante que la précédente. J’attrapais mon ipod turquoise rangé dans la poche de ma parka Kenzo vert kaki pour y monter le son et me mis à chantonner légèrement. Tout en battant des pieds j’enfoui un mèche de mes cheveux dans ma main pour la boucler délicatement. Des gestes simples pour une personne pas si simple que ça… J’arrachais une marguerite pour la glisser dans mon serre tête qui permettait à mes cheveux de tenir à proprement parlé.

    Le soleil commença à descendre, ne laissant presque plus de rayon s’échapper. L’heure avait du tourner ; Je ne m’en étais pas aperçu si bien allongé dans la verdure. Bien ! Je prendrais le chemin du retour vers mon appartement dés que la musique se terminera, même si j’étais trop bien, là, dans cette posture, naturelle et confortable. De l’ombre apparu sur mon visage : enfin le soleil s’était couché. Seulement j’observais cette forme de plus en plus grande qui pouvait s’entrevoir sur mon minuscule corps : une ombre qui bougeait… Une forme humaine. Une personne !!

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MessageSujet: Re: pays des merveilles Mer 10 Fév - 5:02

Woa t'as le droit à une grosse patte de mouche toi :mick:

    Une journée de plus arrachée à mon incroyable et fanfaresque existence. Depuis plus de six heures à présent j’escroquais herbes folles et feuilles à cette pelouse verdoyante où il fait si bon vivre dans le campus. Sauf que certains semblent toujours ignorer que ce merveilleux tapis biologique est tout simplement interdit au public. Ouais M’dame. C’est le gardien lui-même qui me l’a dit ce midi même, juste après m’avoir flanqué d’un râteau et d’une blouse de travail pour quelques heures d’intérêt général. Voilà où vous mènent vos élans de bravoure Messieurs. A trop vouloir sauver les dames en détresse, certaines s’entichent dans des mensonges toujours plus gros. Je n’avais cependant pas été surpris d’avoir été soupçonné d'harcèlement envers cette blonde à la silhouette plus que…

    Bref tout çà pour dire que je n’avais pas eu vraiment le choix, j’eu vite fait d’enfiler la combinaison et de gratter les mauvaises herbes plutôt que de voir ma tête s’afficher sur les pages des Closer et autres presses à scandales du quartier. Je dois avouer que j’avais plutôt la main verte dans ce domaine, étant très manuel, j’eu vite fini de faire ce pourquoi on m’avait recalé au rang de jardinier. La journée s’achevait simplement quand j'allais ranger mes outils dans le bureau du concierge, lequel devait m’attendre impatiemment pour fermer à clefs derrière moi mais passons, ce vieillard devra se contenter d’un bol de soupe refroidit ce soir, j’ai d’autres projets en tête en ce qui me concerne. Surtout depuis que j’ai vu tout à l’heure, en passant comme çà, une jeunette sur cette fichtre pelouse interdite. Je n’avais rien dit sur le coup, il y avait pas mal de monde tout autour et je ne voulais pas créer une esbroufe tandis que j'allais devoir m’occuper des dizaines d'autres étudiants. A cette heure, j’espérais bien qu’elle soit enfin seule. Quelques allées plus loin, passant devant le labyrinthe miniature de broussaille fraichement taillé, c’est aux dernières lueurs du jour tombant que je l’aperçois. Miracle et bénédiction, ma proie est seule, éperdument seule… La malheureuse…et toujours le cul rivé sur la pelouse ! Morbleu ! Avec son poids depuis l’après midi elle a du l'abimer sacrément et sur qui retomberaient les reproches? Sur moi bien sûr.

    Armé de mon fidèle ami édenté, la blouse meurtrie par d'innombrables souillures de boue, je ne ressemble plus à grand chose et il est plus qu'évident que mon magnétisme naturel n'aura aucun impact sur elle dans cet état. Et merde... Ceci dit, je connais un dicton qui m'a valu à bien des reprises des rencontres fortuites se terminant en véritables feux d'artifice: "Femme qui rit, femme déjà dans ton..." Hein? Si si, ca fonctionne. Je m'approche donc d'elle histoire de faire plus amples connaissances et le tout dans la plus grande amabilité:

    VIRES TON CUL de là, les pelouses sont interdites !! ₪

    C'est à peine si je ne la chasse pas, brandissant mon râteau entre les mains en cherchant à la dégager de son emplacement.



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Dernière édition par Hybrius le Ven 12 Fév - 9:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: pays des merveilles Ven 12 Fév - 9:26

Sasha Hope Bennett a écrit:

    Troublée par cette ombre, qui enfin me semblait humaine je fis d’abord effrayé… Et si c’était un psychopathe en manque de sexe voulant abuser de moi ? Eh bien quoi !! On ne sait jamais. Sur terre, il y a tous types des personnes et les plus fous peuvent roder à Rhodes Island dans un des minuscules jardins de providence, vers les un mètre soixante sept où j’étais allongé. De plus l’ombre paraissait proéminente ; ça ne pouvait être qu’un homme. Cependant j’y réfléchis tandis que l’ombre avançait encore un peu plus. Toujours allongé, sans prendre la peine de lever la tête pour y jeter un coup d’œil, j’émis des hypothèses soigneusement dans mon esprit. Franchement, combien y avait t-il de chance pour que la conclusion hâtive que je venais d’émettre était bonne ? Pff ! Peut être 1 chance sur 28000. Cela ne devait être qu’un passant venant voir si je n’étais pas là, allongé morte depuis quelques heures. Car oui, quand même, j’avais vraiment passé ma journée ici couché dans l’herbe fraiche regardant le ciel tout en écoutant ma musique en boucle.

    - AHHH !!! un psychopathe !!!

    Je me levis d’un bond ne prenant aucunement le tant de passer un coup dans mes cheveux remplis d’herbe, lorsque je perçus le cri rauque mais perçant de mon interlocuteur. Je ne pus le comprendre distinctement, vu que mes écouteurs étaient toujours à leur place : enfoncés dans mes oreilles. Toutefois, le « vire ton cul » m’avait été très bien perceptible. Merde ! Alors un psychopathe qui m’insultes mais qui plus est, tient une arme… un râteau. Heureusement pas ! Non ! Je ne suis pas stupide ! Vu l’état de cet homme, son accoutrement, une brindille arraché posé sur le haut de son crane, un râteau : je compris que ce n’était rien d’autre qu’un membre du personnel de la collectivité locale. De plus, l’observant plus amplement, il ne pouvait être qu’un étudiant de la faculté de Brown ; un charmant jeune homme même… bizarre que je ne l’ai jamais remarqué ! Peut être enfait qu’il n’est pas à Brown. Voila pourquoi !
    Debout face à lui, je passais enfin un coup dans mes cheveux les laissant toutefois détaché tombant en cascade dans mon dos. J’enlevais mes écouteurs, les rangeant soigneusement dans ma poche et regarda l’heure à la va vite, ne prenant même pas le temps d’y apercevoir les aiguilles. Derechef, je le regardais droit dans les yeux lançant un regard de reproches malgré mon envie de rire par son visage maquillé de boue et de poussière. Par simple impulsivité, je ne pus m’empêcher de m’exclamer :

    - T’es qui toi ?!! je ne te connais pas … De quel droit tu me parles de cette façon ?

    D’accord, c’était un peu sec, mais il aurait pu venir me parler gentiment. Je comprenais son intervention envers moi, me demandant de bouger car en me levant tout à l’heure, j’ai pu y apercevoir cette pancarte aussi petite qu’insignifiante derrière un arbre annonçant « pelouse interdite ». De plus je n’étais pas la seule en tort ! Toute l’après midi, des dizaines de personnes avaient aussi piétinés cette pelouse... Alors pourquoi n’ouvrir que sa bouche maintenant ?! Elle ne céda pas du regard toujours aussi froid et indéchiffrable.

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MessageSujet: Re: pays des merveilles Ven 12 Fév - 22:03


    Mes paroles avaient eu l’effet escompté et j’en étais pour le moins ravi bien que surpris de cette étonnante prestation. L’œil ahuri, je la regardais étranger à tout ce qui m’entourait à un tel point que je me retourna pour entrevoir ce fameux psychopathe qui l’effrayait tant. Personne ? Mince, quel imbécile, elle parlait de moi là. Je lui fis de nouveau face mon petit sourire déformé par mes peintures de guerre tandis qu'elle s'arrangeait brièvement d'un mouvement de main passée dans ses cheveux. Jolie. Mais cette exclamation, comment dire..., cette intonation l'avait faite passée à mes yeux pour une folle. Aussi je pris un air de simplet complet pour me mettre à son niveau de dialectique:

    ₪ Tu sais pas lire? Là reeeegardeeeee ₪

    De mon gros doigts je souligna les petites écritures sur le badge que l'on ma gracieusement offert le temps de cette journée. On pouvait y lire le nom du véritable gardien, Msieur O'Clan, celui dont la réputation d'avoir la main verte - et pas seulement question gazon de l'université, hum - dépassait l'enceinte du campus jusqu'aux riches propriétés des very important persons. Cette jeune fille ignorait sans doute à quoi ressemblait le véritable propriétaire de ses frocs, il se faisait très souvent discret vu ses escapades durant son temps libre. Un homme au physique tout a fait passe partout bien que certains ragots voulaient qu'il ai été ancien taulard de part le passé, et bien d'autres histoires que les filles se racontaient pendant les soirées polochons. Soirées polochons à leur âge? C'est ce qu'elles disaient aux amis trop collants juste dans le but d'obtenir la paix. Allez savoir ce qu'elles faisaient une fois seule....parler de la plus belle chose sur Terre: l'homme évidemment, what else? C'était çà quasiment tous les lundi soirs dans la fraternité des iotas mais cette fille n'en avait pas la touche ni la dégaine. Sans doute était-elle d'un rang intellectuel supérieur quoique...

    Un objet à terre attira mon attention, camouflé entre trois brins d'herbe quand il se mit à vibrer singulièrement. Je fus le premier à poser la main dessus. En fait c'est d'un coup de râteau que je l'attira jusqu'à moi. Elle aurait mis ses mains et elle se serait ramasser de vilaines griffures: pas de quartier! Un magnifique téléphone portable dernier cri avec le clavier azertmachin, le genre de truc complètement inutile doté de Bluetooth alors qu'il y a déjà l'infrarouge... deux options alors qu'une seule suffisait amplement. Pourquoi faire simple quand on peu faire compliqué?

    ₪ C'est le tien? Confisqué!

    Je glissa rapidement l'objet dans ma poche sans prendre connaissance du dernier appel. D'une ca ne me regardait pas et de deux c'était certainement pas mon problème. Cet objet allait tout droit se retrouver dans la corbeille des biens perdus et elle devrait -dans le cas où mon hypothèse s'avérait être exacte - le récupérer en personne dans le bureau, un endroit plus intime à mon grand plaisir.


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MessageSujet: Re: pays des merveilles Jeu 18 Fév - 22:01

Sasha Hope Bennett a écrit:
    Un peu exagéré ? Je l’avoue. Nous n’étions pas dans un film. Comme je l’avais supposé, il y avait une minime chance pour qu’il me veuille du mal. Toutefois il n’en reste pas moins gentil venant me chasser d’ici, comme une sorcière. C’est vrai que je n’étais pas dans mes droits mais tout de même : un peu de gentillesse non mais ! Pas de ma faute si cette fichue pancarte n’est même pas lisible et très mal positionnée. Franchement derrière un arbre ! Quelle idée de foutre une pancarte annonçant une interdiction bien cachée au fin fond. Tout de même il sourit. Surement pour ce foutre complètement de moi. Peu importe ! Ce n’est pas un petit jardinier canon qui allait me foutre en l’air ma journée qui avait parfaitement commencé. Ce soir j’avais autre chose à faire que de me prendre la tête avec un inconnu. Son agressivité cynique resta telle quelle lorsqu’il s’adressait à moi. Ça avait vraiment le don de m’énerver. Surtout quand il pointa du doigt son stupide badge collait à la combinaison de travail qu’il portait. Très observatrice, je contemplai minutieusement le badge n’hésitant pas à me rapprocher de lui pour mieux lire les minuscules écritures. Je retirai son doigt qui ne fit que plus d’ombre à ce qu’il voulait me montrer. A la place j’y plaçai mon index parfaitement limé pour souligner le nom inscrit. Son rang m’importait peu. Le nom était plus intéressant dirons nous ! De toute façon ; pas besoin d’un badge pour me faire comprendre qu’il était employé ici : son râteau et son visage de déterré me suffisait largement.

    - Hum. M. O ‘Clan.

    Jamais entendu parler. Complètement inconnu au nom et à la tête. Il ne devait pas être très connu vu que je n’en avais jamais entendu parler. Pas très aimé non plus à mon avis. S’il parle comme ça à chaque personne qu’il rencontre, ce jeune homme dois être plus détesté qu’autre chose. Toutefois ce n’est pas avec ses sarcasmes qu’il me fera déguerpir. Je ne ferais que plus répondre encore. J’aime avoir le dernier mot. Je fis dos à l’inconnu quand j’entendis le vibreur de mon Blackberry retentir faiblement. Il était tombé dans ma poche, maintenant dans l’herbe près de l’emplacement ou je m’étais allongé durant la journée. Malheureusement pour moi, la rapidité du jeune homme ne me permit pas d’attraper mon téléphone pour y répondre. Le goujat s’était permis de le prendre par l’intermédiaire de son arme Jardiland. Je refis face à Musclor pour y jeter un regard noir, toutefois suivit par un regard de pitié. Je ne pouvais supporter qu’on touche à mes affaires ; ainsi il devra me rendre mon précieux objet ou bien je l’étranglerais avec les fils de mes écouteurs, Nah !

    - C'est le tien? Confisqué!

    Il se fout de moi ce mec ? Pour qui se prenait-il ? Le dieu tout puissant parce que Monsieur tond le gazon ? Tout en glissant mon portable dans sa poche il me regardait avec grande satisfaction. Bien ! Il me cherchait, voulant à tout pris que je m’énerve. Seulement je ne lui donnerais pas ce plaisir. Ah ! Je rentrerais dans son jeu pour mieux l’avoir.

    - Tu peux le garder. Ça ne me gène pas…

    Bon bien sûr que cela me gênait. Mais c’était ce qu’il attendait : que je le traite de tous les noms, pour qu’il me file mon Smartphone. Si je restais de marbre peut être qu’il me le rendra et sera par la suite plus agréable. Je fis mine de m’arranger et j’avançais à pas certain vers la sortie des jardins verdoyants. Je ne lançai qu’un « à la prochaine. Et prends bien soin de mon téléphone. Tu recevras certainement un appel de moi. Veille à bien répondre ! ». J’espérais que cette technique fonctionnerait ou bien je serais contrainte de l’implorer pour récupérer mon due.

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MessageSujet: Re: pays des merveilles Ven 19 Fév - 3:03


    J’aurais très bien pu me montrer courtois mais cette gamine à l’air prétentieux m’hérissait le poil dans tous les sens du terme. Arrogante, impertinente, tout en elle respirait méprise et cupidité, autant dire qu’elle crachait son venin à chaque parole lancée, ce qui me révoltait. Lui apprendre les bonnes manières était très tentant quoique j’avais comme l’impression de n’être pas du tout au même niveau que cette snobinarde née avec une cuillère dorée dans le bec.
    Et vu le téléphone, nous n’avions pas gardé les cochons ensemble. Ma main droite se crispait nerveusement sur la bosse que formait le petit appareil. Elle croyait me prendre pour son chien mais très bientôt allait regretter ses paroles. Le râteau déposé sommairement contre un tronc où je pris à mon tour appui en m’y adossant, je ressortis cette chose luisante et l’ouvris sans remord afin d’observer d’un peu plus près le fonctionnement. Il me fallut que très peu de temps avant d’ouvrir sa boite de réception sms… Quel goujat mais que c’était bon de violer son intimité sans aucun scrupule. Après tout, elle venait de me donner l’autorisation de répondre à ses appels… Je pris le premier d’entre eux, un certain Connor. L’œil aux aguets, pendant que mes doigts pianotaient un message à cet énergumène pour qui je n’avais aucune raison d’en vouloir, je la regardais s’éloigner petit à petit direction la sortie. Puis chose faite, je ne pus me résoudre à lâcher un petit rire moqueur quand j’aperçus les connaissances de la demoiselle : que du beau monde. Zoey Everton, inconnue. Louise Lacroix, inconnue….Et s’en était de même pour la longue liste vip. Aucun nom ne correspondait entre mon répertoire et le sien bien que pourtant j’en connaissais des filles. Pas toutes abordables ni friquées mais assez classes pour me mériter. Ah si correction : Abbey Davis ! Celle là même qu’il avait embrassée sur le parking quelques temps plus tôt et qui semblait avoir été troublée par cet acte soudain. Quel était leur lien ? Qu’est-ce qui les liaient toutes les deux ? Davis ne semblait pourtant pas du genre vaniteuse bien qu’elles se ressemblaient en certains points toutes les deux. Allez Marcus, fais ta connerie pour voir si elle n’en a rien à cirer de sa cabine téléphonique. 819- 516-0364……Je m'allongea dans l'herbe à mon tour là même où la jeune fille - dont j'ignorais toujours le nom soi dit en passant - s'était vautrée. Moi j'avais le droit, moi j'étais le jardinier, c'était différent!

    ₪ Allo Davis ? Qu’est-ce que tu fais ce soir ? ₪
    - Sasha? depuis quand tu as mué?.
    ₪ C'est pas Sasha mais j'ai toujours le gout de tes lèvres sur les miennes ₪

    Disant cela, je passai mes doigts sur mes lèvres, me remémorant l'agréable souvenir tandis que Davis commençait à s'énerver au bout du fil mais la propriétaire, elle, ne savait rien de la tournure que prenaient les choses. J'avais besoin de capter son attention, de la mettre hors d'elle afin qu'elle fasse volte face.

    Sasha? C'est forfait illimité???

    Je continuai mon petit manège alors qu'Abbey m'avait pourtant déjà raccroché au nez, une main tendue dans les airs galvaudant de droite à gauche en mimant une conversation plus que prenante lorsqu'une personne, que dis-je un intrus à l'allure pas si méconnue contourna le vieux saule. Sans y prendre garde, bien trop plongé dans mon petit monologue qui s'éternisait, le véritable O'Clan se pencha au dessus de moi. Sur le coup j'en restai bouché bée, ébetté de mettre fait si maladroitement surprendre et en possession d'un bien qui n'était mien. Il me demanda impassible telle qu'à l'accoutumée si j'avais effectivement terminé mon "job" et c'est grande conviction qu'il regarda les alentours déjà obscurcis par le jour tombant. D'une moue il tourna les talons et s'accapara le matériel de jardinage. Apparemment pressé de rentrer chez lui mais tout le monde savait qu'il découchait sans scrupule pratiquement tous les soirs. Et bien qu'il m'eut pris la main dans le sac, j'avais la terrible envie de me venger, de lui montrer qui était réellement O'Connell....Ennuis à l'horizon. A noter que j’avais une terrible envie de faire chier mon monde ce soir, un effet secondaire de la pleine lune comme certaines l’avaient remarqué. Qu’est-ce qu’il m’avait dit au juste avant de repartir ? « Le jardinier de l’amour sait se prendre des râteaux hein le môme ! », le tout réajusté d’un rire gras et raboteux en regardant une jeune fille s’éloigner par là bas. Je vous le donne dans le mille… Sasha qui d’autre voyons ? Nous étions à présent les deux seuls étudiants trainant encore dans le jardin et de surcroit j’aurais été le seul si tant est que je ne l’eus monopolisée la pauvre petite malheureuse…avec sa cabine téléphonique. Bref, tout était de ma faute mais je comptais bien égayer encore un peu par vice la soirée de cette vipère qui venait sans le savoir d’ouvrir une formidable ouverture. Me roulant sur le coté, une main en appuie, je repris hauteur et jaugea le maitre jardinier s’éloigner de quelques mètres avant de souffler: « Et dire que vous pouvez astiquez le manche tte la nuit… Bonne nuit à vous aussi quand même ! vieux con… »

    Vieux certainement mais pas sourd… Loin de là même et à ma grande surprise il fit volte face, loin de ce que je m’étais imaginé. C’était une atteinte personnelle, jamais il ne pourrait mener çà devant les hautes huiles dirigeantes de l’univ, ça n’était pas de leur juridiction. Il allait en découdre personnellement, du moins me chatouiller un peu tôt ou tard. Allez Marcus bouges…bouges… J’étais déjà beaucoup moins rassuré et faisait moins le fier. Mais je n’attendis pas de connaitre ses véritables intentions à mon égard car telles des mâchoires d’acier, les dents du râteau luisaient sous les rayons d’une lune timide se cachant derrière les nuages. Mais il repartit silencieusement sans dire de mot, sans doute à l’affut de sa prochaine mesquinerie à l’orée d’un buisson. Ainsi je pris la direction totalement opposée, toujours affublé de cette salopette d’un vert douteux en déposant un coup d’œil de temps à autre par-dessus mon épaule. Pas froussard mais j’appréhendais un peu l’idée de me retrouver scalpé par une bêche pour deux petits mots. Avouez que mon sex appeal en prendrait un sérieux coup ! Pire que çà, il pouvait réapparaitre et m’intimer de lui rendre sur le champ sa blouse dans quel cas je me retrouverais en caleçon par ce grand froid. Aille…

    Soudainement je pressai le pas et rattrapa celle pour qui je n’éprouvais pas non plus un folle amour. La seule chose qui nous liait finalement était cette saleté de mobile, lequel je ressortis de ma poche dans l’unique but de lui rendre. Les blagues les plus courtes sont les meilleures comme on dit. Oui mais voilà, une fois entre ses mains, qui me disait qu’elle aussi ne me ferait pas un coup vache ? Vu la taille, tout ce qu’elle pouvait toucher chez moi se trouvait en dessous de la ceinture mais encore fallait-il qu’elle en ait l’idée. Méfiant je restai un moment à marcher un peu en recul puis me décida à l’accoster pour la seconde fois en dévoilant son bien précieux dans ma paume.

    ₪ T’as oublié çà….je n’en ai plus besoin maintenant. ₪

    L’air sérieux, le regard vide, j’étais passé du je-m'en-foutisme à celui qui ne doit rien à personne. J’avais eu certainement ma dose de problèmes pour la journée et pourtant, la nuit ne faisait que commencer…

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MessageSujet: Re: pays des merveilles Dim 28 Mar - 3:47

Sasha Hope Bennett a écrit:
    Ça me rendait folle. Marchant là, comme une pauvre misérable sous le soleil couchant vers les rues de providences bondées de monde, j’étais dégouté. La journée avait tellement bien commencée. Si calme, si paisible. Jusqu’à cette rencontre avec ce stupide jeune homme venant gâcher ma journée par sa méchanceté gratuite. Que lui avais je fais sérieusement ? Je ne l’avais pas provoqué, je n’ l’avais pas cherché… alors pourquoi me méprisait il de cette manière. Je n’ai pas commis de crime, de délit qui nécessite emprisonnement… et lui me « punissait ». Il avait mon portable ! J’étais resté calme même si je voulais hurler de colère. Je ne supportais pas qu’on touche à mes affaires, encore moins qu’on ne se gène pas pour fouiller dans ces dernières. Alors oui ! D’accord, je lui avais permis de la garder, mais seulement pour qu’il évite de m’énerver et pour qu’il me le rende plus rapidement, voyant ma passivité par rapport à ses actions. Me dire que, là il devait jouir d’une satisfaction incommensurable généra en moi de la fatigue. Je ne voyais maintenant presque plus le jeune homme, quand je me retournai. J’étais maintenant plus prés de la maison Kappa, que dans les jardins qui avaient été mon lieu de prédilection cette après midi. La tranquillité on ne l’a trouve pas à la fac… maintenant, plus non plus dans les jardins avec un jardinier de ce type.

    Seul le cri, de O ‘clan me parvenu, comme un minuscule écho. Et en plus il s’amusait à me provoquer. Je ne réagissais plus à ces attaques. Je ne désirais plus perdre mon temps. Et puis, il me renverra surement mon téléphone quand il n’y aura plus de crédit… J’étais lassé de ces plaisanteries stupides. Je n’avais pourtant pas voulu ça. Cependant lui si ! Les derniers rayons se substituèrent à la lune et à ses compagnons brillants. Il faisait à présent noir, pas encore assez lugubre pour ne rien voir. Tout de même pour avoir quelques frissons si on vous suivez de prés. Je me retournai derechef et je revis le O ‘clan à peine à 3 mètres de moi… Tiens tiens !!

    - Qu’il y a-t-il encore ? tu as eu ce que tu voulais non ?!
    Je le regardais un regard indifférent, un air péné, une gestuelle des moins chaleureuses. Comment rendre dingue Sasha en 30 minutes ? Eh bien le jardinier y était arrivé ! Il suffisait de m’agresser pour aucune raison particulière, s’approprier mes affaires, me narguer, et le tour est joué. Seulement je ne reconnu pas son visage sadique quand il tendit la main vers moi, mon Smartphone posé sur sa large paume. Il avait l’air sérieux, aucun sourire en coin, ni de regard qui cachait un vice.

    T’as oublié çà….je n’en ai plus besoin maintenant.

    Mes yeux s’écarquillèrent de surprise. Il devait préparer certainement un nouveau coup bas à me faire. Il ne devait avoir personne d’autre à agacer. Il fallut que ça tombe sur moi. Quel chance.. Je le regardais un sourire ironique, soufflant d’agacement.

    - Je te rappelle que je ne l’ai pas oublié, tu me l’as pris !!
    Je le regardais attendant une prochaine provocation qui me ferait disparaitre au plus loin de lui. Je n’avais même plus envie de rentrer en confrontation avec une personne cherchant les problèmes. Je voulais juste des explications et rentrer. Rentrer, sortir ? Peut importe ! Tant que je ne le croise plus.


[pathetique face à ton post ]

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MessageSujet: Re: pays des merveilles Dim 28 Mar - 3:54


    Je haussai des épaules face à une réponse dont je me serais volontiers passé. Que les femmes peuvent être exaspérantes une fois blessées mais surtout rancunières et susceptibles. Elle ne comprenait donc pas l’ironie ou était-ce encore une fois de la méchanceté gratuite à mon égard alors que je venais de tenter d’enterrer la hache de guerre ? Du coup cette vipère en impaire s’entêtait à ne vouloir récupérer son téléphone. Sans doute n’osait-elle avoir ne serait-ce qu’un seul contact avec moi. Grand bien me fasse, j’allais le conserver et peut-être demander une rançon pour qu’elle récupère enfin son précieux. Finalement j’optai pour une raison encore plus idiote mais qui e rassurait quelque peu. Ne pas oser tendre la main pour l’attraper parque qu’il faudrait me frôler la paume me faisait me remettre en question… J’ose, je n’ose pas ? Je ralenti histoire de passer dans son champ aveugle et vérifie, discrètement, mon haleine d’une main portée à ma bouche. Non pourtant pas plus que d’habitude, tout était nickel. La jeune fille continuant son bout de chemin, j’accélérai le pas et commença à mal prendre ce refus pour lui sortir sans vergogne ni par quatre chemins, touché dans mon égo surdimensionné :

    ₪ C’est quoi le souci ? Tu louches ou t’oses pas le prendre ? ₪

    Aille… Pour tout dire, il ne m’arrivait pas souvent de réfléchir avant de sortir de telles âneries si bien que je comprenais maintenant pourquoi la plupart me giflait dans les vingt premières secondes. Là j’avais dépassé le temps règlementaire ce qui me laissait confiant mais pas totalement sans répit. Un œil posé sur ses mains, le doute permis sur une action rapide venant de sa part, j’osai lui prendre celle de droite afin de lui déposer dans sa paume le dit appareil. Une bonne chose de faite ma foi et pourtant si je voulais la retenir un moment avec moi ici, je venais de commettre le plus bel impair de ma vie. Elle avait en main toutes les cartes, façon de parler, et n’avait plus besoin de moi en quoique ce soit. Cette jeune fille pouvait prendre le large à tout moment. J’osais espérer qu’elle avait le sens de la répartie et une haute opinion d’elle pour trouver le courage de m’en foutre une, ce qui me ferait reprendre les hostilités là où je les avais laissées. Juste une ce n’était pas mort d’homme et j’avais le cuir épais, habitué à ce genre de réaction. Mais j’avais beau attendre rien ne venait. Un temps arrêté, figé pour deux alors que je tentai un geste plus osé qui, ce coup-ci, porterait peut-être ses fruits. Mes doigts vinrent prendre son menton pour que je puisse la contempler plus aisément mais dès lors que mon regard croisa le sien, je reculai d’un pas. Mais c’est vrai que tu louches. Je la regardais toujours telle une bête curieuse face à une créature de foire et frictionnais ma main contre la blouse comme si je venais de me souiller. Cette tête que je fis, limite à faire peur quand à mon intonation mitigée entre la curiosité et l'écœurement...Et pour rajouter à la chose, je voulu sortir un mouchoir pour me masquer le visage dans le risque d’une possible contagion. Le hic, au lieu de sortir de la poche intérieure un fameux bout de chiffon, mes doigts agrippèrent un doux tissu. Mais le geste se fit tout naturellement et c’est une fois porté au visage que je m’aperçu de sa couleur rougeoyante. Oh merde. Je fis tomber le string volé dans la chambre d’une iota la nuit passée. Allez ramasse le, ramasse le…. trop tard, elle devait très certainement l’avoir vu, le geste avait été beaucoup trop flagrant même sous cet éclairage taciturne du soleil couchant. Je n’osai même pas récupérer mon trophée et préférai me lacérer le visage de la main. A qui appartenait-il ? Excellente question. En fait je n’en avais plus le moindre souvenir. Une chambre au premier mais dont le numéro restait confus.

    Faut regarder sur l'étiquette. On ne sait jamais c'est peut-être le tien.


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