Big things have small beginnings.

 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Dr. Elisabeth Shaw
« Final report of the vessel Prometheus. The ship and her entire crew are gone. If you're receiving this transmission, make no attempt to come to its point of origin. There is only death here now, and I'm leaving it behind. It is New Year's Day, the year of our Lord, 2094. My name is Elisabeth Shaw, last survivor of the Prometheus. And I am still searching.»
Lt. Ellen Ripley
« Final report of the commercial starship Nostromo, third officer reporting. The other members of the crew, Kane, Lambert, Parker, Brett, Ash and Captain Dallas, are dead. Cargo and ship destroyed. I should reach the frontier in about six weeks. With a little luck, the network will pick me up. This is Ripley, last survivor of the Nostromo, signing off.»


Partagez|

Fais Moi peur Sherif

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Fais Moi peur Sherif Mar 12 Jan - 11:46


    7h 45 du matin les aurores naissantes dans un tableau dépeint aux couleurs pastel, la vieille Dodge véreuse du playboy apparue dans le parking des étudiants. Un nuage de carbone annonça clairement la couleur des hostilités, son pot d’échappement crachant au pare-choc des éternels invétérés de nombreuses particules néfastes. Quelques minutes plus tard, il trouva une place près d'une carrosserie qu'il connaissait. Enfin pour tout dire, il avait déjà entrevue cette peinture quelque part mais ne savait plus à quelle tête l'associer. Aussi, ce ne devait être important se rassura-t'il. En entrouvrant sa portière, il ne contrôla pas sa force et tambourina dans celle de la voisine. Qu'à cela ne tienne, des fils à papa ici ce n'était pas ce qu'il manquait, des gens pour qui une futile et ridicule éraflure comme celle là ne valait pas grand chose en somme. Il replia bagage aussitôt et passa sa journée sans le moins du monde se préoccuper de cet incident. A 16h00, la mélodieuse et tintante sonnerie annonça la fin des cours et comme tant d'autres, Marcus se dirigea directement vers le parking son sac à la main et put enfin apprécier de plus près toute la magnificence de son geste brusque de la matinée... Merde, il avait bien estafillé la portière de la mini Cooper à coté. Il scruta les environs mais personne à l'horizon, le propriétaire du véhicule avec un peu de chance ne saurait qui exactement était le commanditaire d'un tel forfait. Il s'installa au volant et déplaça sa caisse à quelques mètres de là tandis qu'une étudiante quittait sa place. Chose faite, il ressortit juste à temps pour entendre s'écrier une voix au loin. En se retournant il se rendit compte qu'il s'agissait de cette gosse de riche touchant avec stupeur sa petite Volkswagen le regard baigné de larmes. Marcus n'irait certainement pas se livrer à si bon compte, il préférait de loin se délecter du triste film se traduisant sous ses yeux avec un sourire lui redessinant ses fossettes vilement. Le soleil venait de refaire son apparition malgré un temps clairsemé de nuages. Il s'adossa à sa voiture, la tête légèrement penchée vers l'arrière en profitant des rayons timides du soleil avant qu'il ne fut accosté par un groupe d'amis.
    ₪ C'est ce soir Marcus, alors t'es prêt? ₪
    O'Connell reconnu très bien les voix l'interpellant et ne bougea pas d'un pouce si ce n'est que pour sourire de nouveau en guise d'une réponse positive. C'est à ce moment précis que le vent changea de sens, que les oiseaux se turent pour ne laisser place qu'à un interminable silence. Telle la fille super cotée que l'on voit dans les série pour ados pré pubères au râtelier argenté, Mlle Davis, la blonde ultra sex et super enviée, débarqua d'une démarche chaloupée. Inconsciemment, Marcus associa cette vision à un theme bien particulier vu dans un film récent. Cheveux au vent, cette tignasse ondulante et sa façon si innocente de se mouvoir de cette façon provocatrice... tout dans Abbey laissait transparaitre le sexe et incitait à la débauche. L'un d'entre eux la siffla quand elle ne fut qu'à quelques pas et quand aux autres, ils étaient tous les yeux rivés sur elle.

    ₪ Clay, tu baves... ₪

    Marcus lui la contemplait à la fois avec envie mais aussi avec méfiance. Elle l'avait déjà ignoré une fois, et c'était à ses yeux une fois de trop! Mais son compagnon à sa droite ne l'entendait pas de cette oreille et comptait coute que coute aujourd'hui attirer l'attention de la jolie blondinette. Sans savoir ce qu'il allait se passer, Marcus fut attrapé par ce dernier et ils se lancèrent, contre son gré, dans une joute d'adolescents mêlant poing et injure sur le capot du véhicule voisin, celui de Mlle Davis comme par hasard....


_________________











Dernière édition par Hybrius le Mar 2 Fév - 7:52, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Jeu 28 Jan - 12:48

Abbey Davis a écrit:
    Spoiler:
     

    Pour la première fois depuis la reprise des cours, j'avais passé une journée à peu près correcte. Je m'étais levée du bon pied et un soleil radieux illuminait la totalité du campus. La neige avait fondu et cela n'était pas pour me déplaire. Je haïssais la neige, elle glissait et forcément, elle était froide. Non décidemment, je n'aimais pas vraiment les flocons blancs. Mais aujourd'hui, rien de tout cela. J'étais d'une humeur joyeuse et j'avais passé ma longue journée, d'habitude ennuyeuse, à assister aux cours avec un plaisir fou. Cette journée, oui je l'aimais surtout qu'elle avait été marquée par mon déjeuner quotidien avec Heaven. Potins par ci et ragots par là, cette petite bouffe avait été ponctuée de sujets féminins dont on ne pouvait décemment pas parler en compagnie de mâles, pour la simple et bonne raison que généralement, on parlait d'eux. Vous l'aurez ainsi compris, ma journée était parfaite. Mais cela n'était pas une découverte, chaque jour comprenait son lot de malheurs. Et, comme je ne dérogeais malencontreusement pas à la règle, le mien n'allait pas tarder à arriver.
    A la fin de mon cours d'économie, où investissements côtoyaient récession, je pris ma pochette ainsi que mon sac à main et sortai en bonne première. Ce cours était l'un des seuls qui me serait réellement utile à l'avenir, voulant créér ma propre entreprise. Mais assez parler de l'avenir, je n'aimais pas prévoir à l'avance. Il était seize heures pile. Le professeur était toujours à l'heure, surtout lorsqu'il s'agissait de quitter les bancs de l'université. Mais moi, je n'étais pas si impatiente de rentrer. Ce jour était trop merveilleux pour le terminer à la maison, à l'ombre. Alors, je passai par la cafétéria me chercher un petit café pour reprendre de l'énergie et affrontai le monde extérieur. Pour la première fois depuis que la neige était abondamment tombée, j'étais venue en voiture à Brown. Et si seulement j'avais su ce qu'il se passait actuellement sur son capot, je n'aurais pas pris cette peine.

    - C'est quoi cette blague ?

    Voilà, j'étais arrivée devant ma voiture ù j'y trouvais : Marcus et toute sa bande de copains. Qui était Marcus ? Pas la moindre idée. La seule chose que je savais, c'était qu'il avait essayé de me séduire (enfin je pense) et que j'avais reculé devant ses avances. Depuis, il me vouait presque une haine exemplaire et bien entendu, je le lui rendais bien. En m'approchant de la voiture, l'un de ses amis me siffla. J'y étais habituée et j'aurais même pu aimer cela, si ce sifflement ne sortait pas de la bouche d'un crétin.

    - Attends, je ne succombe pas à ton charme fou, dis-je en riant légèrement, et donc tu as décidé de t'en prendre à ma voiture en batifolant avec ton copain ? Mince, moi qui croyais que tu aimais les femmes.

_________________











Dernière édition par Hybrius le Mar 2 Fév - 7:53, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Sam 30 Jan - 4:34


    Langue fourchue venait de parler et tous devant l'honorable vipère s'écartèrent de peur de recevoir quelques postillons venimeux de sa mesquinerie bien connue. Croiser Abbey Davis, la soi-disant garce du campus, était prohibé et voir peu recommandé mais beaucoup tentaient leur chance pour en revenir transfigurés à vie. Dans la réalité vous avez la possibilité de choisir entre deux camps, les téméraires et les dominés. Il n'existe pas de juste milieux. Dire que vous n'êtes pour aucun parti ce n'est qu'avouer que vous êtes assez faible d'esprit pour ne pas vous annoncer. Marcus faisait parti du premier groupe même si parfois il semblait que les femmes possédant un étrange pouvoir sur lui. Quand à celui que Abbey provoquait, on pouvait le qualifier de démoniaque par certain temps ou de totale indifférence par d'autres. Certes, être une amie de cette peste signifiait que vous étiez tout aussi mesquine et habile du langage ... pauvre Heaven avec qui Marcus s'entendait bien depuis leur petit accrochage. Il s'était pourtant juré de ne jamais côtoyer l'une des nombreuses groupies de la garce Davis. Sur ce il avait vraiment été déplacé de sa part de les aborder de cette façon, surtout que pour une fois et je dis bien pour une fois le play boy n'y était absolument pour rien.

    ₪ J'aime bien être le centre d'intérêt mais tu te méprends grave là... On savait même pas que c'était ta caisse... ₪

    Il ne le savait pas, mais en regardant d'un peu plus près les réactions différentes de ses comparses de fraternité, il comprit bien vite que le sourire gêné de certains en disait long sur leur sincérité. L'avaient-ils piégé dans le seul et unique but de se quereller de nouveau avec cette blonde fratricide? Marcus ne les pensait pas comme çà du moins Geoffrey lui avait toujours été fidèle. Ce coup fielleux se payerait pus tard à l'abri es oreilles indiscrètes. Ils lui avaient peut-être tendu une embuscade mais O'Connell ne comptait que les remettre en place gentiment sans aller jusqu'à les renier et pour certains, comme dans son cas d'ailleurs, l'orgueil était bien plus fort que l'amitié. Dangereuse mixité entre amitié et fierté, les jeunes mâles de Brown trouvait force dans leur complicité sur le fil du rasoir sans quoi ils passaient le plus clair de leur temps à errer seul, le museau au vent cherchant une gazelle à rabattre pour que la meute jouisse des festivités. Ah oui on ne vous a pas dit encore, Marcus aime beaucoup, comme tout play boy, se venter de ses mérites au sein de la maison des Alpha.

    Mais l'inverse n'est pas réellement réciproque. Aussi il était bien malheureux pour lui que cette mésaventure avec la blondelle se soit propager tel un feu dans les champs de blé en pleine été. Il avait accusé le coup avec brio et ironie, comme quoi il ne s'était donné à fond dans l'entreprise d'où son échec cuisant. * Et puis entre nous qui voudrait d'une fille au tarin déglingué?* Encore une note de prose qu'il avait esquissé en tant qu'excuse face à ses congénères les plus proches. Sa méchanceté n'avait pas de limite une fois l'égo, démesuré chez beaucoup d'entre eux, atteint dans sa fierté. Davis aurait ce qu'elle méritait en temps et en heure, il ne s'agissait qu'une simple question de patience car comme tout un chacun le sait, la vengeance est un plat qui se mange froid. Sans perdre de temps, l'un de ses acolytes situés derrière Abbey lui arracha son sac à main à la volée pour finalement le balancer à O'Connell dans une passe haute et franche. Évidemment, tout le peuple s'attendait à ce que le play boy viole l'intimité de la demoiselle en ouvrant ce dernier pour y découvre monts et merveilles. Cette pensée était tout aussi alléchante qu'effrayante. En vue de la réaction plus que prévisible de la jeune femme à vouloir récupérer son dû, il leva son bras prônant fermement le trophée histoire qu'elle ne puisse l'atteindre du haut de son petit mètre cinquante, en ajoutant d'un ton narcissique:

    ₪ Tu ne connais que la méthode vache Davis... et pourtant avec un peu de douceur on peut tant avoir... ₪





_________________











Dernière édition par Hybrius le Mar 2 Fév - 7:55, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Mar 2 Fév - 6:05

Abbey Davis a écrit:
    Abbey passait pour une fille vraiment exécrable. Garce au plus haut point en toute situation, beaucoup de personnes ne pouvaient juste pas la supporter. Souvent, c’était de sa faute. Une fois totalement ivre à peine minuit dépassé, Abbey adorait briser des couples, coucher avec absolument n’importe quel garçon tout en continuant à boire, boire des verres de tequila, de vodka, de gin etc .. tout ce qu’on lui offrait. Oui finalement ce statut de garce, elle ne l’avait pas volé. Mais elle n’était comme cela que depuis quelques temps. Auparavant, elle n’était qu’une fille normale, heureuse en amour, avant qu’on ne la trahisse. Alors ce comportement n’était qu’un moyen de cacher ce côté sensible pour ne plus se laisser marcher dessus. Avouons tout de même qu’elle excellait en matière de coup bas.

    Bien évidemment, Marcus n’y était pour rien pour cette petite bagarre sur le capot de sa jolie voiture. Cela l’aurait étonné qu’il dise le contraire. Mais à y réfléchir, peut-être qu’il n’avait pas tord. Ses amis n’étaient pas des personnes très convenables. Ils étaient même à l’origine de leur différend. Un simple défi et hop ! Ils se livraient à une querelle sans fin, mais, sans l’avouer pour autant, Abbey prenait beaucoup de plaisir à se disputer comme une enfant avec Marcus. A le chercher et à « jouer » avec lui. Cela mettait un peu de piquant dans sa vie et même si elle le méprisait au plus haut point, il était évident que O’Connell l’attirait quelques peu. Mais cela, jamais elle ne l’avouerait, ni à elle-même, ni à aucun autre individu. Ce jeu de chat et souris l’amusait tellement plus.

    - Oui évidemment, il y a bien trois cent voitures sur ce parking et, par le plus grand des hasards, cela tombe sur ma voiture.

    Abbey était agacée. Pas forcément par Marcus en lui-même mais par ce comportement qui devenait de plus en plus futile. Et encore elle n’avait rien vu. Sans y prêter attention tout simplement parce que non, elle n’avait pas l’esprit fixé sur son sac à main, mais l’un des petits chiens de Marcus le lui vola. Elle se retourna par réflexe mais trop tard. Bien heureusement pour elle, son téléphone portable qui lui servait de téléphone, d’agenda, de bloc-notes se trouvait dans la poche de son jean. Il paraissait que c’était dangereux pour la santé, mais elle trouvait quand même cela plus pratique plutôt que de passer des minutes d’éternité à le chercher dans son sac. A peine eut-elle le temps de se tourner à nouveau vers son ennemi juré que le sac en question se retrouva dans les mains de celui-ci. L’exaspération atteignait son summum. « Tu ne connais que la méthode vache Davis ... et pourtant avec un peu de douceur on peut tant avoir ... ». Un peu de douceur, hein ? Une idée lui venait à l’esprit. En réalité, Marcus et Abbey étaient des aimants-magnets qui ne s’attiraient pas. Pourquoi ne pas tenter le diable ? Sans dire le moindre mot, la petite écervelée, comme le clan O’Connell semblait le penser, s’approcha de Marcus qui lui était le bras en l’air pour qu’elle n’atteigne pas son sac. Elle s’avança vraiment près de lui, presque jusqu’à ce que sa poitrine touche son torse. Elle pouvait sentir son souffle sur son front (oui, elle était assez petite) et elle-même levait la tête pour le regarder droit dans les yeux, l’œil malin. Puis, elle prononça d’une voix tout ce qu’il y avait de plus calme.

    - Tu veux de la douceur, hein ? Ecoute Marcus, il s’agissait de la première fois qu’elle l’appelait par son prénom, je peux être tout ce que tu veux, vraiment tout. Mais …

    Et là elle s’arrêta de parler. Elle commença à lever le bras et finit par poser sa main le long du bras de Marcus, sachant bien au fond d’elle qu’il ne la laisserait pas gagner si facilement. Sa méthode douce n’était certainement pas la bonne, mais quitte à jouer, elle préférait y aller franc jeu. Pour une fois.

_________________











Dernière édition par Hybrius le Mar 2 Fév - 7:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Mar 2 Fév - 7:56


    La magnifique créature s’approcha de lui lentement comme une prédatrice ce qui attisa la curiosité de plus d’un spectateur aux alentours. Qu’advenait-il d’Abbey Davis ? Démarche féline mais sûre d’elle, elle se transformait petit à petit en succube, prête à bondir sur sa proie. Plus d’une fois O’Connell l’avait vu jouer ce jeu perfide alors qu’elle tentait d’obtenir les faveurs des plus populaires footballers du campus. Était-ce son tour que cela ne l’étonnerait fort. Curieux au début, il la laissa faire sans se douter qu’elle irait jusqu’au bout de son entreprise. Le fait qu’elle s’intéresse à lui soudainement ne devait être qu’une simple conséquence de leur petit vol entre amis. A peine aurait-elle récupéré son bien qu’elle lui mettrait son pied dans les…humm… c’était juste une idée. Il la craignait si bien que son premier réflexe fut de se reculer d’un pas mais la délicieuse emprise de Davis œuvrait déjà sur ses pensées. Il allait se bruler les ailes volontairement, poussé par la curiosité. Mais jusqu’où allait-elle aller ? Sa malicieuse présence le laissa sans voix et l’ondulante chevelure blonde comme les blés s'immobilisa juste sous ses yeux. Il chercha réponse à sa question un bon moment dans les deux émeraudes de la jeune femme quand elle releva son joli minois vers lui. L’espace d’un instant il en oublia presque toute la haine qui lui portait, l’espace d’un instant il se sentait comme capable de tout recommencer avec elle. Ses paroles glissèrent mélodieusement sur lui. Oh miracle elle acceptait d’être amicale ! Enfin il préférait ne pas penser à l’autre possibilité, pas pour le moment et si jamais elle s’aventurerait à lui faire le moindre mal, adieu le joli sac. Marcus était capable de bien des choses, à savoir planter une aussi belle fille ou la gifler devant le petit groupe ne le dérangerait en aucune manière. Macho et Ingrat? Tout à fait possible puisque depuis toujours il n’avait connu que des pimbêches imbues d’elles mêmes qui ne profitaient que de son fric et de sa réputation sur les splendides tapis rouge des festivals. La dernière en date l’avait soigneusement attaché aux pieds du lit juste après leurs ébats histoire qu'il comprenne qu'il n'était pas le maitre de la situation... Elle l'avait laissé dormir sur la moquette.

    Le temps s’arrêta lorsque la paume d’Abbey glissa sur son bras. Elle n’avait jamais encore osé le toucher et cela semblait complètement irréaliste puisque depuis le premier jour ils se crachaient tour à tour aux visages des saloperies fondées ou non. La soft méthode… quelque chose qui effectivement portait ses fruits sur lui et qu’il allait sans doute regretter très vite à moins qu’il ne prenne les devants. Ne pas lui laisser le temps de quoique ce soit, voilà qui le sortirait d’affaire et ce n’était pas l’envie qui lui manquait mais plutôt la présence de tous ses sbires à ses cotés. S’il advenait que la demoiselle le repousse une fois de plus, l’affront n’en serait que plus regrettable mais tout play boy qu’il était, il affronterait çà la tête haute et sans remord. Le bras toujours tendu au dessus de sa tête (qui faiblit légèrement d’ailleurs lorsque les doigts d’Abbey l'effleurèrent), il prit de l’autre main délicatement le menton de Davis dans le creux de sa paume et, dans un élan de fougue, lui vola un baiser qui au grand damne de la malheureuse s’éternisa contre son gré. Au début farouche, le contact se voulu plus tendre au fil des secondes tandis que des yeux stupéfaits restaient là à les fixer. Goeffrey laissa même s’échapper un long soupir de satisfaction à la vue de cette entente si parfaite mais à la fois étrange et si soudaine.

    Finalement ses lèvres quittèrent les siennes beaucoup plus lentement qu’elles ne s'y étaient déposées, presque à regretter qu’il ne fut que de courte durée. Il se redressa complètement apaisé, les paupières entrouvertes, restant sur ce petit gout sucré subsistant à la commissure de ses lèvres. Merde…Davis. Il venait de succomber au plus bête des pêchés mais quel délice de flancher à ce supplice! Dire qu’il n’éprouvait pas la moindre attirance pour elle était mentir mais quel homme de ce campus n’aurait pas une idée indécente en la voyant débouler de cette manière ?

    ₪ Alors voilà à quoi ressemble le gout de la mort… ₪

    Pensif et fixant l’horizon, il ne prit attention au fait qu’il venait durant leur brève étreinte de mettre à la portée de la demoiselle ses affaires personnelles. Elle pouvait à tout moment récupérer son sac d’un geste rapide et repartir sans oublier de lui rendre la monnaie de sa pièce…ou pas xD.


_________________









Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Mar 2 Fév - 7:56

Abbey Davis a écrit:
    Ses yeux se posèrent sur son sac à main que Marcus tenait en l’air. De son petit mètre soixante, il lui serait impossible de l’obtenir aussi facilement. Puis, le jeune homme lui demandait de la douceur. Abbey n’avait pas été douce depuis des années, depuis deux ans plus exactement. A cette époque qui lui paraissait si lointaine à présent, elle était en couple depuis trois ans avec un jeune homme parfait en tout point. Jusqu’à ce qu’il la trompe, sans grandes raisons. Seulement une pulsion sexuelle qu’Abbey ne comprenait toujours pas. Alors depuis, la douceur et elle faisaient deux voire trois. Elle préférait prendre le taureau par les cornes à présent et évitait à tout prix de se laisser faire comme avant. Alors quand O’Connell lui dit qu’avec un peu de douceur, elle obtiendrait ce qu’elle voulait, elle eut d’abord un moment d’hésitation. Mais à quoi bon ? Que risquait-elle à être juste un peu gentille avec la gueule d’ange qui lui servait d’ennemi ? Elle s’était donc approchée, cheveux au vent, et s’était arrêtée juste devant lui. Si elle n’avait pas levé les yeux, elle n’aurait vu que son torse. Son torse absolument parfait - ou en tout cas, ce qu’elle pouvait en voir sous les vêtements -, mais cela, jamais elle ne l’avouerait à quiconque. Son regard plongé dans celui de Marcus, elle leva le bras pour essayer d’attraper son sac. Mais il n’y parvint pas et déposa sa main fraîche sur l’avant-bras du bellâtre.

    Le temps s’arrêtait, la Terre cessait de tourner. A cet instant, il n’y avait plus de petite bataille entre eux deux. Il n’y avait plus d’acolytes qui les regardaient, abasourdis par la scène irréaliste qui se déroulait sous leurs yeux. Il n’y avait que Marcus O’Connell et Abbey Davis qui étaient là, sur un parking parsemé de neige, et qui se regardaient dans les yeux sans plus prononcer aucun mot. Le moment était étrange et absolument incompréhensible. Et là, sans que personne ne puisse le prévoir, Marcus, l’être humain qu’Abbey méprisait peut-être le plus sur cette bonne vieille planète, lui prit le menton et déposa ses lèvres sur celle de la délicieuse blonde. Prise par surprise, elle voulut d’abord se retirer de cette emprise qu’il avait soudainement sur elle mais finalement, quel mal y avait-il ? Ce baiser, au premier abord sauvage, se transformait presque en baiser affectueux. Personne n’aurait pu y croire. Les rivaux éternels s’étaient épris l’un de l’autre à cette minute. Et en une minute seulement, l’esprit pourtant si arrêté d’Abbey se brouilla. Il s’agissait de Marcus. O’Connell, l’homme qui se jouait d’elle, qui la giflait verbalement chaque jour que Dieu créait.

    Cette minute, demi-minute ou peut-être moins, prit fin et la vie reprit son cours. Les yeux encore fermés, la main sur le bras de Marcus qui était à présent baissé, Abbey reprit peu à peu ses esprits. Le peu de conscience qui lui restait. Elle le savait, Marcus l’avait toujours attiré mais seulement parce que le danger la captivait. Mais cela, non jamais ! Et pourtant, elle ne lui en voulait pas du tout. Cet instant était bien trop bizarre pour être vrai. Ils se trouvaient sur un parking rempli d’étudiants qui regagnaient leurs voitures, devant la bande de complices de O’Connell et elle restait sans voix. « Alors voilà à quoi ressemble le goût de la mort … ». Le goût de la mort ? Marcus venait d’entrer dans son enfer personnel, mais ce n’était rien par rapport à ce qu’Abbey ressentait à cet instant. Elle était troublée, surprise et plus que tout, elle se dégoûtait presque. Elle baissa la tête, presque gênée. Pourquoi se dégoûtait-elle à ce point à ce moment précis ? Son secret venait de faire surface. Derrière ce masque de pauvre petite fille riche et garce par-dessus le marché, elle était faible et n’avait aucune confiance en elle. Elle ne voulait pas qu’un jour, quelqu’un le découvre et se serve de cela pour la détruire. Malheureusement pour elle, la personne à qui elle voulait à tout prix cacher cette fragilité se trouvait devant elle. Elle ne fit même pas attention à son sac à main dont il était toujours en possession. Relevant la tête, elle murmura deux mots, deux mots qu’elle allait déjà regretter.

    - Excuse-moi.

    Et sur ces deux mots malheureux, elle tourna les talons doucement et commença à quitter l’endroit du crime. Elle s’en voulait et essayait presque déjà d’oublier qu’elle n’avait pas rejeter Marcus. Qu’elle l’avait laissé faire et qu’elle ne lui avait même pas fait regretter ce geste. Abbey laissa sur place son sac à main, sa voiture et marcha, seule. Jusqu’à ce que Marcus intervienne.

    (tu fais ce que tu veux avec cela, c’est pas super, mais au moins tu n’as pas eu mal :awww: ).

_________________









Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Mar 2 Fév - 7:58


    Un tendre moment auquel il n’avait pensé le moins du monde en se levant se matin, les deux pieds sur le parquet glacé avait nettement refroidit toute idée romanesque bourgeonnant à son réveil. Et dire qu’il avait raturé les couvertures de ses œuvres littéraires préférées sous la pression d’une migraine effarante durant le cours de paléontologie durant la matinée. A croire que plus rien n'avait de sens en cette admirable journée! Les choses affectionnées avaient pris la tournure d’un véritable parcours du combattant alors que ses pires cauchemars tels Davis devenaient soudainement de purs fantasmes à la porté de main… ce dernier étant vraisemblablement en passe de devenir quelque chose de plus que concrète. Le fait étant qu’il venait d’outrepasser la limite qu’il, ou devrait-on dire qu’ils s’étaient mutuellement fixé secrètement. D’un coup de tête, il venait de faire voler en éclat nombre de mois à se battre avec l’acharnement dû à son tout premier vent.

    Il n’entendit ni la douloureuse excuse d’Abbey ni ne vu son départ, toujours plongé dans cette pensée à la fois apaisante et révélatrice d’une curieuse tournure des évènements entre les deux jeunes gens. Pas de destin mais uniquement ce que nous faisons… O’Connell venait de tracer ce qui ressemblait à un virage décisif dans leur étrange relation. Mais depuis le temps qu’il cherchait à se faire remarquer de la jolie blonde par tous les moyens mis à sa disposition, celui-ci était de loin le plus idiot qu'il avait choisi. Voilà qui était chose faite à présent et cependant il n’en tirait aucune satisfaction malsaine, juste le plaisir d’avoir gouté à la pulpe de ses lèvres. C’est un de ses compagnons qui vint le tirer de ses songes d’un mouvement de main dans son champ de vision. * Hein quoi ?*. Marcus reprit ses esprits presque automatiquement mais restait toujours bouche bée de la réaction de la miss. Il s’imaginait déjà devoir rentrer à l’hosto les jambes croisées et ne plus pouvoir dormir sur la béquille jusqu’à ce que ses orphelines aillent mieux… Il fut, pour le moins que l’on puisse dire, véritablement surpris et ne comprenait plus rien, ne savait même plus où se mettre. Fatalement, cette petite entrevue ne resterait secrète pour personne et tout un chacun savait pertinemment que dès les prochaines aurores naissantes, tout le campus aurait vent de leur léger flirt. Mais le pire était à venir pour le jeune homme puisque de la fraternité à laquelle il appartenait il n’était pas le plus accro à mademoiselle Davis. Un autre Alpha, ayant une situation nettement plus alléchante, s’était juré coute que coute d’obtenir les faveurs de la belle. Ah oui, on ne vous a jamais dit qu’il y a dans toutes confréries un dominant ? Autant vous dire que lorsque l’un des alpha empiétait sur ses plates bandes, ce dernier le payait très cher, bien vu ou pas. Marcus était arrivé en cours d’année et fatalement n’avait pu prétendre à cette place vu que bien trop fraichement débarqué malgré le fait qu’il fut l’un des plus âgés ce qui lui donnait beaucoup de privilèges à fortiori.

    Un autre à ses cotés le sermonna légèrement sur son action commise, connaissant lui-même les conséquences de son acte pour lui-même en avoir fait les frais. Mais ce n’était tout de même pas de sa faute si le leader de la Harkness House en avait après la même jeune femme que lui et comment les autres ressortissants pouvaient le savoir ? Passé les murs de la maison, les listes des play boys restaient discrètes et mystérieuses de tous, aucun d’entre eux n’ébruitait le listing des incontournables mensurations de Providence. Au moins un par playeur, souvent édité selon les prises de la semaine mais aussi quand de nouvelles bitchs débarquaient sur le campus, des proies faciles en somme et directement reléguées pour la plupart d’entre elles aux premiers rangs. Ceci dit Abbey Davis figurait sur pas moins de quatre des top listes et la guerre à celui qui l’aurait en premier faisait courir pas mal de ragots et de paris entre eux….d’où la mésaventure de leur rencontre de par le passé et ce vent faramineux qu’elle lui avait foutu.

    Se faire petit les prochains jours n'était sans doute pas une mauvaise idée mais O’Connell était un gars du genre à ne pas craindre les remarques. Et puis, plus âgé que beaucoup de ses congénères, il ne sentait nullement menacé par ses derniers. Quelques uns le soutiendraient le cas échéant où l’Alpha de tête viendrait le chercher en bonne compagnie, ce qui avait peu de chance de se produire. D’une main sur l’épaule, Marcus rassura son ami et voulu aller s'expliquer sur la raison d'un tel acte mais la jeune fille était déjà à une centaine de mètres. Inutile de l’appeler, cela attiserait la curiosité déjà bien aiguisée des oreilles indiscrètes. Il intima à ses camarades qu’il les verrait plus tard dans la soirée et contourna d’un pas rapide la carlingue de sa dodge, le trousseau de clefs à la main. Rapidement il balança son sac sur la banquette arrière et alluma le contact. Il fit reculer son char d’assaut dans un couinement de pneus à en laisser des marques de gomme sur l'asphalte. Cette voiture, loin de ressembler aux belles berlines qu’elle côtoyait sur le parking, en avait vu de bien belles et çà depuis sa rencontre avec l’étudiant. L’aspect extérieur laissait à désirer, amas de tôle rouillée, quand à l’intérieur: le nirvana des années 80. Sièges de cuir usé à la teinture passée, seuls comptait pour le chauffeur le v8 sous le capot. Autant dire que ce n’était pas avec cette voiture que Marcus s’amusait à séduire mais plus par son satané caractère à dire ce que certains pensaient tout bas.

    Le bruit du moteur voguait de voiture en voiture jusqu’à ce qu’il atteigne la hauteur de Davis. Sans réfléchir d’avantage à ce qu’il allait lui dire, il baissa la vitre, la voiture et la jeune fille avançant à la même allure et lui lâcha quelques mots entre deux coups d’accélérateurs.

    ₪ Davis…. Allez monte, va falloir qu’on… règle çà. ₪




_________________









Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Mar 2 Fév - 7:59

Abbey Davis a écrit:
    Cela ne pouvait pas être vrai, c’était tout bonnement impossible. Abbey Davis venait de tomber dans un piège, un piège mortel où elle ne pourrait jamais parvenir à sortir complètement intacte. Elle se trouvait idiote. Se faire avoir de cette façon. Il était inutile de se battre, ce baiser avait fait tomber toutes les barrières entre eux mais surtout le masque derrière lequel elle se cachait. Après s’être excusée, pour on ne sait quelle raison, elle partit loin, très loin de lui. A cet instant, Marcus n’était plus la personne qu’elle détestait le plus en ce bas monde. Non, c’était elle. Lorsqu’on la regardait, on voyait une personne forte et sans défauts. Un être vile et manipulateur, bien loin que ce qu’elle était en réalité.

    Marchant loin du lieu où le pire venait de se produire, l’esprit d’Abbey s’embrouillait. Pourquoi ? Telle était la question qu’elle se posait sans cesse. Pourquoi cela s’était produit ? Pourquoi ne lui avait-elle pas rendu la monnaie de sa pièce ? Et, pourquoi n’avait-elle pas son sac ? Le dernier endroit où il pouvait être était la main de Marcus. Mais oui, ce sac était ce qui avait tout déclenché. C’était pour cela qu’elle avait joué la carte de la douceur, qu’il l’avait embrassé sans qu’elle ne le veuille réellement et après tout cela, elle avait quand même réussi à trouver le moyen d’oublier le dit-sac. Ce n’était plus de la haine qu’elle ressentait pour elle-même, c’était pire. Du dégoût, de l’énervement, elle ne se supportait plus le moins du monde. Son monde s’effondrait autour d’elle. Depuis plusieurs mois, elle avait placé tous ses efforts à détester O’Connell. A le haïr de toutes ses forces, à lui faire la vie dure. Et aujourd’hui, elle n’en avait même plus envie. Elle éprouvait une attirance évidente pour lui, une attraction qu’elle essayait d’hors-et-déjà de combattre. Bon sang, pourquoi aujourd’hui ? Pourquoi maintenant ? Elle avait passé une journée extraordinaire. Si l’on prend la définition de « extraordinaire », l’événement qui venait de se passer ne dérogeait pas à sa journée. Cette action était loin d’être habituelle ou voulue.

    D’énervement, Abbey sentit les larmes lui monter aux yeux. Non, surtout pas ça. Elle se trouvait déjà très faible de s’être laisser prendre. Elle ne pleurait pas non, elle commençait seulement à voir flou. Tout cela lui rappelait ses erreurs passées, ses histoires amoureuses foireuses dont la plus triste s’était terminée par une tromperie. Elle ne craquerait pas et pourtant, une petite larme coula le long de sa joue. C’était le must, mais heureusement connaissant Marcus (ou croyant le connaître), elle savait qu’il ne verrait pas ce triste spectacle. La face cachée d’Abbey ressurgissait et malheureusement pour elle, bon nombre d’étudiants de Brown Université y assistaient. Cet acte de faiblesse aurait pu passer inaperçu : ce baiser vole, ces larmes de rage. Mais non, il fallait que tout se passe sur l’immense parking du campus. La jeune femme croisa les bras et essaya d’avancer du plus vite qu’elle pouvait. Soudain, le bruit d’un moteur rugissant approcha derrière elle. Ce n’était pas surprenant, elle était sur un parking. Mais comme elle avait une chance absolument incroyable ce jour-là, non il s’agissait du bolide rouillé de O’Connell. La vitre de la voiture se baissa. « Davis…. Allez monte, va falloir qu’on… règle ça ». Régler quoi ? Il n’y avait rien à régler, cela s’était produit point final. Toujours les bras croisés, Abbey leva une de ses mains pour sécher d’un revers de manche la larme qui coulait sur sa joue froide. Elle se refusait de se rendre plus ridicule qu’elle ne l’avait déjà été. Elle resta quelques secondes silencieuse, continuant à marcher tandis que la voiture roulait doucement à ses côtés. Puis, elle se décida à ouvrir la bouche.

    - Régler ça ? Il ne s’est rien passé du tout.

    Le déni. C’était la première réaction qui arrivait après tout acte. Après un décès soudain ou un accident comme celui-ci. Davis recroisa ses bras, plus pour se réchauffer qu’autre chose d’ailleurs. Alors que la journée avait été très ensoleillée, la neige recommençait à tomber alors qu’elle était dehors sur un parking gelé et sans veste par-dessus le marché ! La proposition de Marcus semblait alors très alléchante. Monter dans la voiture. Non ! Plutôt mourir de froid que de se tenir à moins d’un mètre de cet être qu’elle ne connaissait plus.

_________________









Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Mer 3 Fév - 11:10


    Putain mais qu’est-ce qu’elle fout ? Il la regardait l’œil dans le coin en espérant qu’elle s’exécute au plus vite sans quoi leur petit manège passerait de moins en moins inaperçu pour les autres. Quelques flocons commençaient à retomber et pour sûr que si la neige retombait d’un coup comme la semaine passée, la bonne vieille dodge ne trouverait repos que sur le bas coté d’une rue alors que son chauffeur devrait rentrer à pied. La cadillac n’avait pas le moyen de rouler sur le doux manteau cotonneux et Marcus perdait patiente petit à petit. La jeune fille ne voulait pas grimper avec lui, qu’à cela ne tienne, d’une façon ou d’une autre il l’obligerait à fléchir à sa demande si elle tenait un temps soit peu au peu de fierté qu’il lui restait. Mais au loin déjà se profilait une nouvelle ombre au magnifique tableau de la situation. La splendide porche du fameux playboy rutilait à tambours battants dans leur direction. Quand on parle du loup on en voit souvent la queue et pour O’Connell le temps lui était dorénavant compté. S’il ne parvenait pas à la faire monter dans les secondes qui suivaient, il devrait la laisser sur place et revenir à la charge un peu plus tard mais à présent qu’il était si bien lancé, il se refusait tout simplement à cette idée. Il avait été à deux doigts, deux doigts enfin d'en venir à bout! A croire qu'il faut être sorti de la cuisse de Jupiter pour savoir s'attirer les bonnes grâces de toutes les femmes sur terre.

    Il se pencha sur le siège passager afin de croiser un peu plus son regard…Merde, était-elle bien en train de pleurer ? Que voulait dire ses larmes versées et cette main portée contre son visage si marqué par la haine à l’ordinaire ? Le play boy se releva aussitôt, un peu gêné d’avoir vue cette blessure qu’il lui avait affligé. Mais voilà que la Porche arrivée en face leur fit des appels de phare. En pleine journée, Marcus ne se faisait aucune idée de la raison d’un tel acte, sa voiture avait été aperçue aux cotés de Davis et les idées allaient alors bon train surtout lorsque la jalousie se mêle aux soupçons. le pire à ce moment là aurait été qu'elle accepte devant l'autre et qu'elle prenne place dans la dodge. Contre toute attente son déni lui avait été salutaire, une minute plus tard et peut-être qu'il aurait été pris en flag et même s'ils ne faisaient que discuter de choses et d'autre, les ragots et les emmerdes lui seraient très vite tombés dessus. Finalement Davis n'était pas une proie comme une autre, bien loin de çà. Cette barrière, cette limite que Marcus se forçait de respecter ( et qu'il venait d'exploser magistralement, notons-le) donnait à chaque moments partagés un soupçon de danger qu'il recherchait irrémédiablement auprès d'elle: attraction interdite, passion condamnée par leur rang au sein des confréries. Davis le savait-elle seulement qu'elle représentait pour lui le fruit défendu? Un fruit dont il venait d'entrevoir le gout suave mais auquel il espérait mordre la chair à pleines dents. Il quitta la scène du crime en trombe et se gara quelques mètres plus loin en omettant de prendre son encombrant colis à l'arrière, la dodge stoppée en plein passage....C'était une affaire de quelques minutes s'étaient-il dit. Il était temps de mettre les choses au point même si elle se refusait à la vérité, lui avait besoin . Il ressortit de de l'habitacle, * Peut-être que mon carrosse ne scier pas à mademoiselle...*, enfila une veste longue qui trainait et prit note de remonter le col en l'observant débouler à quelques mètres de là. Il l'aborda de nouveau, à voix haute en espérant qu'elle se résigne à l'écouter avant qu'il ne fasse un esclaffe devant le reste des étudiants présents.

    Rien passé ?J’ai ton sac à l’arrière qui dit le contraire.₪

    Allons donc, le revoilà planté devant elle de plus belle dans la même situation que précédemment, toujours sur cette gêne partagée. Rien que son regard lui faisait toucher le ciel, lui donnait l'envie de se dépasser et ce même si autrefois elle l'avait entravé dans un linceul tissé d'amertume et de haine. Mais à présent tout était différent, un éclat nouveau brillait au fond de ses yeux et cette sincérité après les larmes de tristesse écoulées laissait transparaitre bien des secret trop lourd au cœur de la jeune fille. Cependant trop con pour les traduire correctement - car allez savoir après toutes ses années à côtoyer la gente féminine, Marcus n'était pas un expert dans les simiesques féminins - Marcus s'enticha à croire qu'elle n'était pas aussi touchée qu'elle ne le paraissait vraiment. Abbey Davis.... Lui détruire le mythe Davis? Pas possible et surtout pas en un geste aussi banal. Il s'approcha d'elle et se pencha de coté contre son oreille pour lui murmurer quelques mots:

    ₪ C'est à moi de m'excuser mais....faut-il que je t'apprenne ce que je suis?


    A cette dernière parole il voulait jouer entre écœurement et curiosité, le dégout de se remémorer qui il était, ce qu'il faisait et comment il prenait plaisir à se servir de la crédulité de certaines sans le moindre remord.....mais ne le valait-il pas mieux comme çà entre eux?

_________________









Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Lun 22 Fév - 12:02



    Wow molo la fille. Il n’arrivait pas à en croire ses oreilles. Abbey Davis refaisait surface et dévoilait sa véritable nature, brutale et vive mais encore avait-il fallu qu’O’Connell la pousse dans ses plus profonds retranchements. Et pour ceci un seul baiser avait suffit. Que serait-il arrivé alors s’il avait tenté bien plus, lui qui par nature était poussé au vice par l’atmosphère de la confrérie alpha, cette même ambiance qui les incitait à toujours se dépasser pour obtenir gain de cause surtout quand il s’agissait de filles? D’autant plus que cette tirade, emplie d’amertume, l’avait choqué en partie sur la fin. Marcus marqua un temps d’arrêt, le temps de réfléchir plus sérieusement aux derniers mots. Évidemment qu’il jouait de son coté mais il avait toujours pensé qu’elle aussi de son coté prenait gout à leur joute qui prenait des allures chevaleresques. Et se jouer de quoi sérieusement ? Inutile de se mettre dans ces états là pour un simple baiser volé s’il ne représentait rien pour elle qui plus était. Elle l’envoyait chier depuis leur première rencontre et pour une fois qu’il menait d’une légère avance, elle MAUVAISE JOUEUSE ! Le playboy trouvait cette réaction légèrement exagérée. Le seul mot qu’il trouva à dire était un simple et unique : « Pardon ? »
    La psychologie féminine n’était pas au programme des archéologues en herbe au grand damne de ce dernier qui aurait troqué volontiers le volume des dernières pyramides de Gizeh pour un bouquin sur les femmes édition manuel pour les nuls. Et quand la dernière question fut posée sans le moindre tabou, Marcus fut pris d’un haut le cœur, il se sentit comme décontenancé car ce qu’il allait dire pouvait le faire passer pour un con, basculer dans une vérité qu’il ne voulait admettre, puisqu’elle allait vouloir à tout prix une réponse. Il lui était bien évidemment possible de mentir sur ses intentions mais à ce stade, la fausse blonde parviendrait à voir au travers les blessures à vif qu’il tentait de dissimuler. Ce baiser ? Un premier gout amer, une première attaque où la peur d’être rejeté avait fait place au bout de deux secondes à la découverte d’un corps floral. Une sensation de légèreté à laquelle il avait pris le temps de gouter. Elle posait maintenant beaucoup trop de questions personnelles si bien qu’O’Connell se dit qu’elle devait en être plus touchée qu’elle ne le laissait paraitre. Et par conséquent : ce baiser n’en était pas un non plus pour elle vraisemblablement mais bien plus.

    ₪ Et pourtant çà tu le savais déjà avant que je ne t’embrasse… T’avais pas l’air contre pourtant. ₪

    Aucune nouvelle réaction, le jeune homme s’était peut-être méprit à son égard. Il était possible après tout que Davis ne ressente rien pour lui et quoi de plus naturel : un coureur de jupons n’arrive jamais à avoir une petite amie, au pire c’est une régulière mais là s’arrête l’aventure. Les gars de la confrérie avaient tous raison sur ce point, c’était peine perdue que de s’amouracher d’une fille lorsque l’on faisait partie de la Harkness House mais sachant qu’elle était de la Sears House, ce dernier détail pouvait à son sens changer la donne. Un play boy et une bitch, la merveilleuse histoire de deux bon vivants qui se trouvent un point commun et qui décident de passer outre leur nature de débauchés afin de se connaitre en profondeur et intimement mais en sincérité. A ceci près que la rencontre entre le Marcus et Abbey n’avait pas suivi à la lettre les consignes de ce théorème.

    ₪ Je veux juste te rendre ton sac et on en parle plus. Tout redeviendra comme avant, tu pourras me recracher dessus avec tes garces… ₪

    Il n’en pensait pas un traitre mot mais un soupçon de manipulation était nécessaire pour la débloqué de cette situation. Il attendait de voir, tout en reprenant le chemin de sa bagnole, si elle le défendrait ou même l’engueulerait de raconter des saloperies de ce genre sans le moindre fondement. Il ouvrit la portière et glissa son bras jusqu’à la banquette arrière, la bandoulière à deux doigts d’être agrippée lorsqu’il aperçut un bout de papier dépassé. La flemme de fermer le sac, il attrapa la lanière et tira le sac jusqu’à lui mais pas sans faire tomber la petite photographie qui s’insurgeait de la fermeture éclaire entrouverte. Il l’attrapa précautionneusement du bout des doigts et la retourna pour en admirer le radieux tableau dépeint. Pas si radieux que çà finalement. Dessus : Abbey Davis en maillot de bain sur la plage, lunettes de soleil. Tout était parfait jusque là, seule une tache plus sombre défigurait le paysage idyllique…Peter. Un prof de l’université qui la tenait le bras autour de son cou, tout sourire face à l’objectif. O’Connell, sans dire de mot, tourna la tête vers la jeune femme. Il s’imaginait déjà le pire mais se le refusait inconsciemment.
    L’air dépité et complètement déçu de s’être imaginé jusque là pouvoir commencer quelque chose avec elle alors qu’apparemment elle préférait les hommes plus mures, il s’avança et lui rendit premièrement son sac et marqua un temps avant de lui tendre le fameux cliché

    ₪ Je comprends maintenant… Les vieux…c’est mieux. ₪


_________________









Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Jeu 25 Fév - 12:18

Abbey Davis a écrit:
    Elle n’avait décidemment pas besoin de cela aujourd’hui. Lorsqu’on la regardait, ou plutôt la contemplait dans certains cas, on pouvait voir une jeune femme bien dans ses baskets à la vie normale et saine. Mais, il n’en était rien, tout cela n’était qu’un masque, une façade. A plusieurs reprises, Abbey s’était même demandée s’il ne valait pas mieux pour elle d’aller consulter un psychologue pour parler de ses nombreux problèmes, à commencer par le désintérêt de sa maman pour elle puis pour finir par cet ennui d’alcool qui se faisait de plus en plus insistant. Mais cela, non personne ne le voyait ou tout le monde s’en fichait. C’était un peu l’histoire de la coupe à moitié vide ou à moitié pleine.

    Non, non, elle n’était pas folle. Elle était complètement aliénée, seule et piégée dans ce monde qu’elle exécrait. Elle s’en prenait à Marcus en ce moment même parce qu’il lui fallait seulement une tête de turc. C’était soit lui, soit elle s’en prenait à elle-même. Mais, elle se faisait déjà assez de mal comme cela pour en rajouter avec seulement l’incident d’un baiser volé. Et même si elle ne l’avouerait jamais, ce baiser lui avait plutôt plu. Pour elle, cela changeait tout ou presque. Elle n’avait pas que de la haine envers lui, mais surtout de l’attirance. Le fruit défendu, le pêché … voilà ce qu’il représentait pour elle. Et pourtant, ils étaient si semblables. Tout deux dans une confrérie uniquement masculine ou féminine, à courir les personnes du sexe opposé. Voilà de quoi leurs vies étaient faites. Passionnant, n’est-il pas ?

      Abbey Leah Davis ▬ « En effet, je te voyais déjà comme cela avant, tout simplement parce que je suis pareille de mon côté. Mais ça ? Enfin, je ne comprend pas ce qui a pu te passer à travers la tête ! Tu pensais quoi ? Hein ? »

    Ah mécanisme de défense quand tu nous tiens. Mais c’était soit jouer cette carte de la jeune femme qui ne comprenait rien et qui ne voulait rien, ou montrer à l’autre que ce baiser ne la rendait pas indifférente, bien au contraire. Là, il lui annonça qu’il allait lui rendre son sac et basta ! Ah enfin, ce serait fini même si ce petit jeu ne faisait au fond que de commencer.

      Marcus O’Connell ▬ « Je veux juste te rendre ton sac et on en parle plus. Tout redeviendra comme avant, tu pourras me recracher dessus avec tes garces… »

    Hein, quoi ? Non mais c‘était quoi cette attaque idiote ? Abbey n‘en croyait pas ses propres oreilles. Lui aussi trouvait son mécanisme de défense et lui envoyait peut-être la pire des vacheries dans la figure.

      Abbey Leah Davis ▬ « Quoi ? Non mais pour qui tu te prends au juste ? Mes garces ! Oui, bien sûr. Et toi quand tes soi-disant amis me sifflent à chacune de mes apparitions, je suis censée le prendre de quelle façon ? Oui, je sais. Ici, j’ai la réputation d’être la pire des traînées … j’oubliais. Mais si seulement vous saviez un minimum de choses sur moi, vous tous, vous verriez que … Oublie, j’ai même pas envie de m’expliquer sur cela. »

    Toutes les choses qu’elle avait faite depuis la rentrée lui revenait de plein fouet. Voilà, il disait enfin ce qu’il pensait d’elle. Ce n’était pas trop tôt, au lieu de se cacher derrière des phrases pré-écrites. La colère montait en elle, elle ne savait même plus comme elle avait pu être attiré par lui. Peut-être le goût du danger, qui sait ?

      Marcus O’Connell ▬ « Je comprends maintenant… Les vieux…c’est mieux. »

    Ne le regardant pas réellement quand il lui tendit la photo, la petite blonde ne comprit pas tout de suite pourquoi il lui disait cela. Les vieux, c’était mieux ? Oui, d’accord peut-être. Et puis, elle vit le cliché qui la représentait, elle et Peter, lorsqu’ils avaient passé leurs vacances ensemble pour la dernière fois, à Miami. C’était vraiment un souvenir qu’elle n’oublierait jamais. Il s’agissait de l’été qui suivait sa rupture avec Josh, trois ans auparavant. Peter avait décidé d’emmener la jeune femme au bord de la mer pour faire la fête et juste se changer les idées.
    Tout devint clair, Marcus semblait déçu de trouver un cliché d’eux deux, en maillot de bain. Heureux. Abbey vit où il voulait en venir alors. Il pensait qu’elle était avec lui ou seulement qu’ils vivaient une sorte d’amitié améliorée. Cette idée écœura Davis. Comment pourrait-elle ? Elle prit le cliché et le regarda avant de fermer les yeux. Au final, peut-être que Marcus ne la détestait pas autant qu’il voulait le montrer …

      Abbey Leah Davis ▬ « Attends ... »

    Juste ce mot pour empêcher Marcus de s’en aller. Non, elle n’avait pas à s’expliquer sur cette photographie et pourtant, elle sentait que c’était son devoir de le faire. Alors, elle regarda à l’intérieur de son sac à main et en sortit un petit calepin où, à la première page se trouvait un petit paquet de photographies de tailles différentes. Elle prit la première et la tendit à Marcus. Il représentait Peter, environ dix-huit ans auparavant, et une petite fille aux couettes blondes et jolie robe. Une vraie fillette.

      Abbey Leah Davis ▬ « Regarde juste derrière. »

    Derrière avaient été écrits quelques mots, de la main de Peter A. Hudson. « Me and Abbey (3 yo), summer 1991 ». Davis attendit la réaction de Marcus, l’espérant un peu moins rapide que la précédente concernant la photo prise sur la plage.

_________________









Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net
avatar
Michelangelo
Messages : 383
Date d'inscription : 01/09/2009

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif Jeu 25 Fév - 23:55


    Ah ce putain de baiser ne risquait pas d’être oublié de si tôt ! Toute une journée, que dis-je, une vie de bouleversée par un seul acte irréfléchis ! Je m’emporte certes légèrement, pardonnez-moi. Marcus attendit à contre cœur les révélations sur la vie houleuse de la jolie blonde. Professeur le jour, amant la nuit. Il n’était pas pire rival qu’un homme d’expérience pour tout alpha qui se respectait car contre l’âge il n’y avait aucune arme ni aucun remède. Tous avaient une expérience à peu près comparable sauf si venait s’ajouter à la partie un trentenaire bien conservé.
    La jeunesse apporte l’imprévisibilité et la vigueur, l’âge la sagesse et l’expérience. O’Connell, même éprouvant de la rancœur à l’égard de son choix, ne pourrait jamais lui en vouloir de préférer ses bras. Il se consolerait sans doute en se disant qu’un beau jour, son tour viendrait certainement mais pas avec elle. Bon sang mais cette chose lui échappait totalement : Pourquoi les filles ont des vues sur des hommes bien plus vieux qu’elles ? Sécurité ? Un apport de force pour lequel elles ont un besoin vital ? Tout cela même du haut de ses 23 piges, Marcus pouvait les lui donner. Il suffisait de lui donner sa chance.

    Tout ceci pour dire qu’il resta tout de même là sur place, à se demander comment on pouvait descendra aussi bas dans la déchéance quitte à se faire un mec qui pourrait être votre père. Bon quand même pas aussi âgé mais Marcus exagérait tout puisqu’il avait encore du mal à accuser le coup. Et dire qu’il côtoyait Hudson deux fois par semaine et que, sans le savoir,…Bref cette idée le répugnait et plus il y pensait plus son haut le cœur remontait pour lui donner la nausée. Il alait pour repartir, tracer un trait définitif sur elle quand elle le retint d’un seul mot mais comme un ordre donné, il s’exécuta et patienta, la peur d’être de plus belle blasé par de nouvelles révélations accablantes. Qu’allait-elle lui avouer ? Qu’ils étaient fiancés et çà depuis leur belle jeunesse comme lui l’était tout aussi bien à une autre par delà les océans ? Advenu à ce point, il pouvait tout entendre et soupira avant qu’elle ne reprenne parole en lui tendant une autre photo. Il hésita à la prendre, ne discernant pas totalement ce qu’elle représentait et c’est du bout des doigts qu’il l’attrapa, une œillade lancée sur le visage d’Abbey, espérant ne pas y croiser cette lueur de mesquinerie si abjecte qu’il craignant tant. Pas une once de méchanceté dans les yeux, il reporta son regard sur cette photographie et la regarda longuement avant de la retourner et de lire les inscriptions. De vraies pattes de mouches ! Non c’est encore l’orgueil qui parle. L’écriture était soignée, masculine mais très enfantine et pourtant il n’y avait aucune faute. Encore heureux qu’il y eut la date sans quoi il aurait été assez bête pour lui trouver l’excuse d’être mère de deux rejetons… « Me and Abbey (3 yo), summer 1991 ».

    ₪ C’est qui le gars sur la photo ? ₪

    Abbey était bien évidemment facilement repérable, cette même bouille et cette même tignasse blonde comme les blés. Mais rien ne permettait de connaitre l’identité du garçon à ses cotés. Le play boy s’en doutait quelque peu mais il souhaitait l’entendre de sa propre bouche.


    ₪ ₪

    ₪ ₪


_________________









Revenir en haut Aller en bas
http://tmnt.forum-actif.net

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Fais Moi peur Sherif

Revenir en haut Aller en bas

Fais Moi peur Sherif

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Phobie aérienne ou peur de l'avion
» Fais-gaffe.fr : un site plein de bons conseils
» Gumi, ou comment faire peur au gens è_é
» Truc déjà tout fais.
» Cargo3, un FPS qui va faire peur
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
TMNT :: Archives topics-