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Dr. Elisabeth Shaw
« Final report of the vessel Prometheus. The ship and her entire crew are gone. If you're receiving this transmission, make no attempt to come to its point of origin. There is only death here now, and I'm leaving it behind. It is New Year's Day, the year of our Lord, 2094. My name is Elisabeth Shaw, last survivor of the Prometheus. And I am still searching.»
Lt. Ellen Ripley
« Final report of the commercial starship Nostromo, third officer reporting. The other members of the crew, Kane, Lambert, Parker, Brett, Ash and Captain Dallas, are dead. Cargo and ship destroyed. I should reach the frontier in about six weeks. With a little luck, the network will pick me up. This is Ripley, last survivor of the Nostromo, signing off.»


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A la poursuite du diamant vert

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Michelangelo
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MessageSujet: A la poursuite du diamant vert Mer 30 Déc - 21:44



    Six heures de vol à supporter les turbulences. Le temps est pourtant au beau fixe mais le pilote à moitié cuité baragouine dans son micro des inepties incompréhensibles. C’est à cet instant précis alors que ce dernier rote les derniers dégagements gazeux de sa bière éventée qu’O’Connell se réveille à l’arrière de l'hydravion loué à cette occasion. Un bref coup d’œil sur sa montre et c’est un sourire qui s’esquisse sur son visage. Les longues heures passées la tête contre une cagette lui ont laissées une marque sur la joue qui va le transfigurer pendant un bon moment. Il se relève, prenant appuie sur la paroi de l’appareil et se dirige vers l’avant en quête de cet énergumène fredonnant à tue tête un vieux tube des années passées. Le pilote ne remarque même pas sa présence et continue dans sa formidable lancée à réciter le Dragosta din Teï. Il n’y a rien à en tirer, c’est à peine si cet abrutit se permet de lui répondre. Il maintient fébrilement le manche mais Marcus porte toute son attention sur un autre point : l’horizon et le but qu’il s’est mit en tête d’atteindre. Les mythiques hauteurs péruviennes se dévoilent sous ses yeux pour son plus grand plaisir. La profondeur de la foret amazonienne retient la brume de la pluie tropicale, tout n'est que brouillard dense passé sous une certaine altitude: un véritable régal pour les yeux. Dans cette région reculée, la neige n'a pas encore fait son apparition ce qui soulage l'aventurier en herbe car la suite des opérations va étrangement se compliquer dès lors qu'il auront atteint le lac Titicaca. Mais encore faudrait-il y parvenir...

    Retourner en Bolivie serait une joie mais traverser à présent les frontières terrestres lui est impossible, les autorités ne le connaissent que trop bien. Le but de cette escapade n’est en théorie qu’une petite promenade de santé dans la Cordillère des Andes, c’est du moins ce qu’il a raconté à la jeune fille qui l’accompagne. Est-elle réveillée ? Il jette machinalement une œillade vers le compartiment voyageurs mais n’aperçoit rien hormis les laines et peaux de lama que le brave propriétaire de l’appareil à embarqué pour profiter d’un trajet à l’œil. Les voici qu’ils sont à présent à quelques dizaines de kilomètres de la frontière bolivienne. Le pilote fait une moue à son commanditaire. Il n’en faudra pas plus pour que Marcus ne le remercie pour le voyage et ne lui donne une liasse, la moitié de ce qu’ils avaient convenus au décollage. L’homme n’est pas en état de recompter ce qui fait bien les affaires de son client qui va se garder le reste en cas de pépins à terre. Il se redirige vers le compartiment arrière et va prendre des nouvelles de sa camarades en se frottant les mains. Bientôt il vont amerrir en territoire connu bien qu'hostile. Il est l'heure de se jeter dans la gueule du loup mais il n'a encore rien dit à la demoiselle de ce qui l'attend, elle risque d'avoir pas mal de surprises tout au long de leur séjour d'agrément.

    ₪ Alors l'est l'heure de se lever la belle endormie ₪

    Mais c'est un retournement de situation auquel il ne s'attendait pas, l'avion pique subitement du nez sans la moindre raison. Le pilote vient de crier haut et fort qu'il veut se poser...en pleine foret, le cinglé! O'Connell est emporté par son propre poids contre la tôle puis reprend avec beaucoup de peine équilibre et choppe à la volée dans un recoin l’un des sacs prévus à cet effet. Le pilote est impossible à raison, c'est peine perdue et Marcus ne sait pas manier un tel engin alors il prend la décision qui lui vient à l'esprit: il faut sauter! Il est hors de question d’atterrir et quand bien même, le terrain escarpé ne le leur permettrait pas. Il lui jette à son tour dans ses bras celui qui lui servira de parachute puis va ouvrir dans un geste désespéré l'unique trappe de secours. Le vent s'engouffre brusquement à l'intérieure de l'appareil et la température baisse d'un coup.[/color]

    ₪ Honneur aux dames! ₪


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MessageSujet: Re: A la poursuite du diamant vert Mar 19 Jan - 10:02

America MacKinley a écrit:

Marcus O'Connel; ça remonte à loin, très loin, lui & elle. C'était au Brésil, une rencontre très spéciale, peu commune et dire qu'au début America l'avait pris pour un clodo, un homme de rien, un vagabond patenté qui vit aux dépends de la générosité de quelques personnes bienveillantes. Mais si seulement elle avait su à quel point elle se trompait sur lui. Malgrè tout, la jeune brésilienne l'avait recueillit chez elle, comme on recueille un petit chien abadonné, imaginez vous la tête de maman MacKinley mais bon...Peut-être était-ce l'âme sensible de la jeune fille, ou sa grande bonté qui avait dicté cette acte dont Marcus semblait toujours se sentir redevable envers elle. De cette rencontre innopinée était né une formidable, incroyable, inconditionelle amitié. De confidences, en actes d'affections, il avait toujours été là pour elle pendant de nombreux mois, jusqu'à ce qu'il reparte sur un cargo...et c'est avec mélancolie que la jeune America l'avait regardé partir.

Mais en amitié on ne pense pas à soi, mais à l'autre c'est un peu comme en amour après tout, si la personne proche de vous est heureux en partant, on ne la retient pas, on se contente d'être heureuse pour lui, tout le reste passe après. Puis un jour il a réapparut dans sa vie, tel le chevalier noir de la nuit, l'homme mystérieux mais tellement proche qu'il était, et comme si rien n'avait changé, comme si le temps c'était suspendus à l'époque des rapprochements, leur amitié était restée intacte et c'était avec une grande joie que les deux jeunes gens se retrouvaient, se redécouvraient car ils avaient changés après tout. Soit trêve de mielleuseries, aujourd'hui America se retrouvait dans un avion, en partance pour la Bolivie. Un ptit voyage amusant lui avait-il dit ><', la jeune brésilienne s'était endormie et c'est par la douce voix grave de Marcus qu'elle fut éveillée telle la belle au bois dormant -non n'exagérons rien- elle s'est à un doux baiser de son prince charmant qu'elle avait eu droit et non à ...à ça!!!

Alors qu'America ouvrait délicatement ses jolis yeux sombres, elle vit Marcus valdinguer contre la carlingue de l'avion, d'un bond la jeune brune se releva. Quoi que se passe-t'il??? Le coeur de la jeune MacKinley se met à taper très vite dans sa poitrine car voilà qu'elle reçoit directement dans les bras, un...un parachute. Sauter là maintenant en plein milieu de nulle part, elle venait tout juste de sortir de sa douce torpeur pour se retrouver propulsée dans un vent de panique totale. Mais c'est qu'elle n'avait jamais fait de saut en parachute, elle! Elle enfila rapidement le sac sur son dos et se rapprocha de Marcus, le regard un peu suppliant.
> Oui mais, je tire sur quoi et quand hein? < lui demanda-t'elle d'une voix étrangement calme comparée à la petite panique qui s'était emparée d'elle.

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MessageSujet: Re: A la poursuite du diamant vert Mer 20 Jan - 7:49


    ₪ T’as jamais sauté? :dead: ₪

    La catastrophe… Il aurait pensé au moins qu’elle eu déjà ce genre d’expérience à son actif depuis leur rencontre il y avait deux ans. Toutes ces heures à lui confier ses expériences personnelles pour ce genre de sport n’avaient donc en rien attisé la curiosité de la jeune fille? Il fallait croire que non. Il reporta son regard horrifié par cette révélation sur l’accessoire qu’il lui avait précipitamment jeté.

    La jeune femme semblait harnachée sommairement, assez pour assurer sa seule sécurité durant la chute mais plus ils attendaient, plus l’altitude entre eux et les premières cimes des conifères de la région se réduisait irrémédiablement. Il ne fallait plus perdre un seul instant. Il passa son bras derrière elle et la poussa légèrement. Dans cette situation d’urgence, lui crier « Celui que tu veux banane! » n’était pas très approprié bien qu’un peu d’humour face à cette tragédie n’aurait pas déplu au play boy face à la l’expression qu’elle affichait… le style de phrase un peu dans le genre Indiana Jones qui trouve toujours quelque chose à dire pour détendre l’atmosphère . Ils allaient s’écraser et tout ce qu’elle trouvait à dire c’était: « je tire sur lequel? » en le regardant bêtement.

    Une autre secousse fit perdre pied au hot jock qui se rattrapa à un harnais accroché au plafond parmi tant d‘autres. L’avion décrochait petit à petit et le cafarnahomme présent dans le cockpit risquait de leur tomber dessus puisque le valeureux pilote n’avait pas vraiment porté un grand intérêt dans la manutention de sa cargaison. Marcus ne perdit pas plus de temps en bavardage et repoussa la jeune femme vers la porte d’un coup de coude, l’incitant à sauter la première. Ainsi il pourrait s’assurer qu’elle ne reste pas morte de trouille à l’intérieur, ce qui lui était arrivé la première fois lors de son baptême de l’air. ( y’a pas de honte à le dire --)

    ₪ Le cordon rouge, tu comptes jusqu’à 7 et tu tires dessus. ₪

    Sa voix se perdit dans le vent, les visages des étudiants tirés par les rafales s’engouffrant à l’intérieur de l’appareil. Dommage qu’un certain compère hot jock ne se trouve ici en ce moment même, Maxime qui n’était pas en odeur de sainteté n’aurait certainement même pas eu cette idée ingénieuse mais aurait sans doute préféré manier vainement les commandes d’un avion en perdition. Troisième secousse. Marcus s’harnacha rapidement oubliant la moitié des sécurités, sautant les protocoles tandis qu‘un coup de feux retentit dans le compartiment pilote…. Vrouaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa…. L‘avion piqua du nez de plus belle. Il la regarda une dernière fois et lui caressa la joue en signe d'encouragement.

    ₪ Tout ce passera bien, on se revoit en bas. ₪

    Il ne le pensait pas une seconde mais avait jugé que ce serait d’un plus bel effet qu’un adieu. Il sauta hors de l’hydravion, ne regardant plus derrière lui mais se concentra sur sa propre chute. Il lui était presque impossible d’observer le sol tellement la vitesse de descente déformait ses traits. C’est mentalement qu’il choisit le moment propice pour ouvrir le sien. Happé par un recul lorsque la toile s’ouvrit, il fut propulsé en hauteur alors qu’il n’était plus qu’à quelques dizaines de mètres du sol. En quelques secondes, il s’engouffra à pleine vitesse dans la faune ardente, son parachute pris dans les branchages le stoppa dans son élan. Quelques griffures et plus de peur que de mal, il pendait à présent au bout des suspentes et cherchait désespérément à s’en libérer mais la ceinture restant bloquée, il ne pouvait que s’agiter en observant les alentours: une vaste foret où la faune et flore ne connaissaient encore la domination destructrice de l’homme.
    Un bruit dans les buissons le calma dans ses efforts. L’œil aux aguets; il espérait voir America sortir des broussailles et venir à son secours mais une queue rousse dépassa d’une fougère. * NON NON pas un babouin! * Une espèce connue pour son sale caractère en groupe. Fort heureusement pour l'étudiant, un seul individu s’avanca vers lui et monta doucement, ses petites mains griffues agrippées à l’écorce pour atteindre la hauteur d’O’Connell.


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MessageSujet: Re: A la poursuite du diamant vert Ven 22 Jan - 12:00


    Black out, le poison coulant dans ses veines travaillait méticuleusement à son œuvre et se faisant, Marcus resta dans les vapes pas mal de temps. Il ne sentit ni les mains parcourir son corps, ni les cordages lui étreindre les poignés. C’était comme un sommeil sans rêve, un plongeon dans l’inconscient. Le deux compagnons furent emmenés sans résistance de leur part en un lieux méconnu au fin fond de la foret équatoriale.

    Il n’ouvrit les yeux que bien plus tard, dans un endroit à mille lieux de celui où il avait perdu connaissance. Le bruit rutilant des eaux tourmentées avait laissé place aux tintements d’un tout nouveau genre. Les paupières ouvertes, il n’arrivait toujours pas à entrevoir n’était-ce qu’un seul détail de son nouvel environnement. Une chose l’intrigua cependant et le fait qu’il eu la tête dans le cul n’y était pour rien cette fois ci. Il se sentait comme bercé, ayant cette constante impression de flotter dans les airs. Il ressentait la chaleur d’un foyer à proximité s’affaler sur sa joue droite alors que fraicheur et l’humidité environnante caressaient tendrement l’autre. Sa vision lui revint petit à petit et c’est tout d’abord émerveillé, sans comprendre ce qu’il se passait réellement, qu’il observa ses visages obscures, ceux-ci même qui l’observaient de l’autre coté d’un feu de camps. Les yeux figés sur lui et sur une autre cible un peu plus loin dans son dos, les sauvages arborant des peintures de guerre blanchâtres ne laissaient transparaitre qu’une curieuse lueur d’envie dans leur regard. Un homme âgé, pour le peu qu’O’Connel put en apprécier les traits tirés, se leva et prit au passage une canne creusée à même de l’ivoire. Une véritable merveille que l’étudiant examina sans aucune gêne jusqu’à ce que son regard ne se reporte sur l’homme lui-même à présent à ses cotés le pointant du doigt. Marcus, les mains et les pieds ligotés à un tronc, pendait tel un paresseux à l'horizontale. L’un des gosses un peu plus loin riait de son malheur en arborant la veste de l’étudiant avec tant de fierté que même la générosité du play boy laissait place à sa vanité. Le vieillard vint lui porter alors une bien triste nouvelle mais qui faisait le bonheur de certains à voir leur sourires aux lèvres.

    ₪ Damdam stustéyu gwéga miam miam ₪

    D’une mine renfrognée puisqu’il était le seul des deux à comprendre quelques mots de la dialectique des tribus du coin, Marcus déchiffra à tort et à travers les paroles du vieil hérétique. Il souri à son bourreau dont le statut n'était encore clairement définit lorsqu'il entendit une voix familière derrière lui. Il put redresser la tête et vu America pendue par les pieds à un totem. La pauvre allait souffrir d'un terrible mal de tête mais dans son malheur allait être épargnée du spectacle puisqu'un bandeau lui cinglait les yeux. Il aurait mieux valu pour la suite des évènements qu'ils ne la bâillonnent à la place.

    ₪ On va manger qu’il a dit ! ₪

    Marcus se devait de lui apporter des renseignements sur leur situations, il se voulait rassurant. Les yeux gourmands car cela faisait plus de douze heures qu’il n’avait avalé quelque chose, il pencha sa tête en arrière dans l’unique but d’entrevoir les gamelles déposées sur la terre en friche. Que diable, elle étaient toutes vides, aucune ne contenait de mets et les guenons agenouillées calmaient leurs rejetons hystériques en vue d'un bon repas dont eux seuls connaissaient la composition du menu. O'Connell n'y comprenait rien ou plutôt si mais se refusait d'en arriver à cette triste conclusion. Le vieillard à ses cotés, de son sourire édenté, lui planta son bâton dans les cotes grassouillettes et d'un geste invita deux femmes aux nattes décolorées par le temps à venir auprès de lui. Ces dernières découpèrent le T-shirt de leur hôte en chantant un antique refrain auquel Marcus n'entendait rien. Légèrement curieux d'entrevoir la suite, il était partagé entre l'idée de se laisser faire et curieusement celle de se débattre comme un beau diable, chose qu'il finit par faire finalement mais vainement.


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MessageSujet: Re: A la poursuite du diamant vert Mar 2 Fév - 7:46

America MacKinley a écrit:

    La jeune brésilienne n'avait plus aucune conscience de ce qui se passait autour d'elle, les effets du "poison" enfin je ne dirais pas poison mais plutot somnifère que les flêchettes plantées dans son cou, agissait de toute leur puissance. C'était la seconde fois que miss MacKinley se faisait droguer contre sa volontée, autant vous dire qu'elle ne serait pas de très bonne humeur en se réveillant. Ce qui ne tarda pas à arriver, mais quelque chose d'étrange l'incommodait fortement. Non pas une mais deux choses, d'un elle ne voyait strictement rien, elle ne sentait que la douce brulûre d'une source de chaleur sur la peau de velour de son visage, de deux elle n'arrivait pas à bouger et semblait avoir la tête dans le mauvais sens.

    Les seuls bruits qu'elle entendait avait déjà pour effet d'effrayer la jeune femme, du baragouinage en une langue inconnue, il ne fallait pas être Einstein pour comprendre qu'ils s'étaient tout les deux fait capturer par des indigènes plutot peu acceuillant au vue des liens qui semblaient les retenir de tout mouvement. Puis elle perçut la voix de Marcus, hannnn mon sauveur, enfin sauveur ce serait pour une autre fois vu qu'il ne semblait pas être en train de la libérer de ses liens. Décidément, ceci s'ajoutait à la longue liste de catastrophes dont ils étaient victime depuis le début de ce voyage. De l'action et ben là la jeune brunette était plus que servie, un peu trop à son goût d'ailleurs.

    Hein?!!! Manger, manger quoi moi j'avale rien venant de ces hommes singes!!! Vient me détacher Bob Morane au lieu de faire la causette!!!lui cria-t'elle d'une voix qui montait dans les aigus.

    Ben oui la miss avait les yeux bandés, elle ne pouvait donc pas voir qu'elle n'était pas la seule attachée. Mais Am' reçu un coup de baton dans les cotes lui intimant de la boucler en somme. Elle comprit que Marcus ne lui serait d'aucune aide cette fois, ils étaient pris au piège, elle sentait sa tête lui faire de plus en plus mal, son sang devait mal circuler, très mal même. Elle ne pourrait plus supporter cette station plus longtemps sans en subir quelques dommages. Les pieds ligotés ensemble, les mains idem mais les bras libre, voilà le rapport de la situation actuelle. America percevait des mouvement près d'elle, comme quelqu'un qui s'éloignait sans doute l'indigène qui venait de lui filer un coup...Elle attendit un bon cinq minutes, tentant de perçevoir d'autre mouvement mais rien on semblait l'avoir délaissée pour quelque chose de plus intéressant qu'elle.

    Elle perçut alors que Marcus semblait se débattre, elle se demandait ce qu'ils étaient en train de lui faire. Bon y'avait pas trente six solution, elle releva les bras, les mains conjointement attachée et se mit à tenter d'aller dans la poche de son jeans. Dedans un couteau suisse que Marcus lui avait offert y'a bien longtemps au Brésil mais qu'elle trimbalait toujours sur elle, ohhh la chance quoi. Elle réussi à le déloger et à l'ouvrir, maintenant le plus dur, essayer de se tracter jusqu'a ses pieds >< encore heureux qu'elle était très souple, sportive et qu'elle faisait souvent des abdos si elle avait été grasouillette et flemmarde jamais elle n'aurait réussi cette petite prouesse.

    Mais elle ne tiendrait pas la position bien longtemps, elle fit glisser la lame du couteau dans le cordage et commenca à tenter de le couper, elle s'entailla même la cheville, elle n'y voyait mais que dalle. Retenant un petit sifflement de douleur, America sentit la pression lacher et s'écrasa sur le sol, les fesses en l'air faisant la moitié d'un cumulet non réussi --' heureusement que personne ne l'a voyait à cette instant précis, la pure honte! La jeune femme retira le bandeau de ses yeux, referma le couteau suisse et analysa d'un regard la situation avant de filer telle une fêchette vers des buissons pour se cacher. Mais et maintenant? Qu'allait-elle bien pouvoir faire pour délivrer Marcus? Affronter à elle seule toute une tribue de sauvage affammés et en colère? Ben non elle n'était pas Lara Croft tout de même hein.

    Les sauvages ne semblaient pas avoir vu, l'évasion de la jeune femme, trop occupés à découper les vêtements de Marcus, qu'allaient-ils faire, un sacrifice humain, un rite vaudou ou de santeria??? La jeune brésilienne se demandait dans l'état actuel des choses ce qu'elle pourrait bien faire, elle n'était pas aussi aventurière que lui, certe elle avait du cran, de la témérité et oui elle n'allait pas s'enfuir en laissant Marcus à son triste sort, elle préférait encore mourrir à ses cotés que de l'abandonner, c'est sa la fidelité! Y'a pas qu'en amour qu'on peut être fidèle et quand America donnait son amitié c'était sans compter.



    Les options s'emparer d'une lance et menacer? Faire la danse du ventre pour les distraire? Et après quoi, elle n'était pas surhumaine, elle n'avait aucune chance face à ça! Si elle avait été Jane, elle aurait rameuté les animeaux de la jungle mais elle n'était pas l'héroine d'un film, elle n'avait aucun pouvoir. America aperçut alors le sac d'O'Connell, subreptiscement elle se glissa jusqu'à l'atteindre, en espérant y trouver quelque chose d'utile mais quel fourbi, il n'avait aucun ordre, et y'avait pas vraiment grand chose d'utile. En farfouillant tout au fond, sa main frola un engin assez gros dont il lui semblait avoir déjà tenu ça une fois auparavant en main. Une arme, yipiie hourra, enfin quelque chose qui allait servir!

    Encore fallait-il qu'elle se souvienne de sa journée avec ce gars, ce Lewis, donc d'abord on regarde si le chargeur est bien mis, oui, y'a-t'il des balles oui aussi, le cran de sureté désenclanché okay bon ben, ces indigènes avaient des armes rudimetaire, ce flingue, la détonation allait bien les appeurer non? America ne sortit pas de sa cachette, mais elle visa le pied du sauvage au couteau près de son compagnon de route et... PAN!!!! Elle lui tira dans le pied, l'écho de la détonation se répercuta, des oiseaux s'envolèrent de la cime des arbres. America telle Indiana Jane sortit des fourrés menaçant de son arme, prête à faire pêter toute la jungle s'il le fallait mais pas certaine d'avoir le cran de tuer quelqu'un.

    Plus personne bouge!!! Où je vous fait un trou de plus.cria-t'elle comme une folle.

    Oui bon ils comprenaient rien du tout à ce que la jeune femme venait de hurler mais ils avaient fait recul en voyant le pied ensanglanté de leur chef, oh rage, elle allait se prendre la colère des sauvages là. Mince faudrait parfois réfléchir avant d'agir ma petite Am'. Elle tira un secon coup de sommation, alors que les sauvages reculaient, elle sortis son couteau, coupa les liens de Marcus qui tentait de se relever et lui fila l'arme. Elle tira sur son bras pour lui faire signe qu'il fallait déguerpir au plus vite à présent pendant qu'ils étaient encore abasourdit.

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MessageSujet: Re: A la poursuite du diamant vert Jeu 18 Fév - 14:04


    Le voilà qu’il allait rôtir en enfer faute d’une curiosité maladive le conduisant inexorablement à une suite imprévisible de catastrophe en tout genre mais quelle aventure ! Plus tard et si Dieu veut qu’il soit toujours en vie et des petites enfants autour de lui durant les dernières soirées de sa longue et palpitante vie, il compterait ses histoires en se remémorant, sans aucun regret, les innombrables rencontres et voyages à travers le monde, ses trouvailles aussi riches en émotions les unes que les autres près d’un feu au crépitement rassurant et chaleureux. Un verre de cognac à la main, il captiverait l’attention de ses vifs descendants escomptant comme lui à découvrir le monde, gagnés par la hargne de leurs ancêtres à vouloir se dépasser outres les limites connues. Peut-être qu’un jour, l’un d’entre eux porterait même le nom de Marcus, lui-même ayant pris le prénom de son arrière arrière grand-père mort lors d’une croisade en Egypte à la recherche d’un artefact qu’il n’eut jamais trouvé selon la légende…Et pourtant, dans le sous-sol du domaine familiale reposait sa dernière trouvaille ramenée avec la dépouille du grand explorateur mais les dira-t-on et autres rumeurs non fondées trouvaient source dans beaucoup d’autres évènements tracés par d’autres grands . Toutes les histoires se croisaient inévitablement, formant un entremêlât de quêtes partagées alors que tout le monde sait qu’un aventurier préfère de loin galvauder seul. Il n’en était pas de mise pour Marcus qui préférait avoir sous le coude sa fidèle assistante, un peu comme Sidney Fox l’aventurière dont il ne loupait jamais un épisode même passé les 20ans bien qu’il se trouvait certains points en communs avec le ridicule Nigel Bailey. Tout aussi intuitif mais beaucoup plus intrépide, Marcus se fichait un peu des conséquences de ses actes à l’instar du bourge à lunettes amoureux de sa collègue. OUch ! Oubliez le dernier détail, O’Connell n’avait pas autant de sentiments pour sa camarade mais une profonde amitié seulement.

    De surcroit, à présent pieds et poings liés au grand damne de sa fiancée qui l’attendait patiemment à mille lieux de là, il n’allait pas tarder à perdre tout ce qu’il possédait. Qui sait ? Les autochtones pensaient peut-être s’approprier ses pouvoirs de « blanc » en se délectant de sa chair. Marcus pendait là, et tergiversait sur une façon de s’évader mais peine perdue de leur adresser la parole, ces sauvages ne comprendraient pas un traitre mot de ce qu’il leur dirait. Utiliser la force afin d’arriver à ses fins, pourquoi pas ? Mais il était dans une telle situation qu’il ne lui était permis de se détacher de lui-même. Tout son matériel était resté malencontreusement dans son sac à dos, ce dernier ayant été balancé tandis que son canif dans la poche intérieure de sa veste étant dans les mains des jeunes qui le détaillant comme le plus précieux présent des cieux… Il en avait complètement oublié America qui en douce était parvenue de son coté à elle à se libérer de ses liens et dans l’ombre tapis entre deux bosquets fouillait inexorablement à l’intérieur du sac.
    O’Connell était le regard rivé sur le chaman qui dansait autour de lui, une plume au cul – un détail qui donnait un peu le sourire au condamné – jusqu’à ce qu’il s’arrête au niveau de sa tête, un couteau posé sur la tranche de sa gorge. Ils allaient le saigner comme une vache… bande de sauvages.

    ₪ Hey Ducon, t’as vraiment pas une gueule de porte bonheur. ₪

    O’Connell ferma les yeux et attendit que la fin ne vienne pour ne sentir qu’une légère incision lorsque l’indigène sursauta de peur, un coup de feu venant d’être tiré. Tôt ou tard il faut se réveiller… Marcus ouvrit les yeux et porta un nouveau regard sur le monde qui l’entourait, il venait d’échapper à une mort violente et cherchait du regard celle à qui il devait son salut quand il entendit une mise en garde. America. Elle tenait entre ses mains son arme de poing, encore une chance qu’il n’ait retiré la culasse sans quoi la demoiselle aurait eu bien du mal à tirer. Marcus ne croyait pas en ce cran de sureté et comme il prenait grand soin de son matériel – ironiquement il prêtait beaucoup plus d’attention à cette arme, cadeau de son père pour ses 17ans, que pour tout autre objet - Il exaltait de la démonter sans cesse. Un mécanisme assez rudimentaire comparé à ceux des armes plus imposantes et très faciles à neutraliser juste en retirant un boitier. Un deuxième coup retentit mais cette fois-ci le play boy ne put s’empêcher à son tour de sursauter de peur qu’elle ne le vise malencontreusement. Depuis quand savait-elle tirer ? Un don caché certainement mais il continuait de craindre le pire, un accident était si vite arrivé. Elle s’approcha de lui et coupa ses liens ce qui le fit tomber comme une masse morte sur le sol sec, soulevant un épais nuage de poussière nettement perceptible au travers des lueurs du foyer à quelques pas de là. Marcus se releva, la main portée sur son cou ou quelques gouttes de sang jumelées à la terre perlaient entre les crins d’une pilosité naissante. La blessure n’était pas sévère, ceci dit l’odeur pouvait tôt ou tard attirer les prédateurs. Mackinley lui offrit l’arme après qu’il se remit sur ses pieds et il tint en jouc les différents protagonistes des festivités, en particulier celui qui venait de le tailler dans sa chair. Porté par la haine, il pressa la détente jusqu’à la butée, s’arrêtant avant de dépasser la limite quand la demoiselle le tira par le bras. PAN ! Fallait pas le surprendre comme çà en pleine concentration. Plume dans l’cul tomba raide quand les autres pygmées se levèrent tous d’un trait, hurlant à la mort. Marcus dériva sur la iota, lui en voulant un peu pour cette méprise qu’il venait de commettre en quelque sorte par sa faute. Certains de leurs hôtes prirent possession de lances, d’autres portaient à leur bouche des tubes de bambou, ceux-là même responsable de leur capture tantôt. Il n’y avait pas assez de munitions dans le chargeur pour en venir à bout, Marcus en avait la certitude. Aussi la petite invitation de la rose n’était pas une si mauvaise idée mais il allait falloir courir vite, très vite.

    ₪ On va pt leur faire faux bond qu’en dis-tu ? ₪

    Mais voilà un détail fâcheux auquel il n’avait pas encore trouvé solution, O’Connell allait bientôt avoir froid dépourvu de sa veste et le t-shirt gisant sur les gravas de pierre en charpie. Il scruta rapidement les alentours et aperçut le môme en possession de son bien, légèrement à l’écart du groupe. D’un pas sur tout d’abord, il s’approcha de lui, lui tendant une main en guise de bonne volonté alors qu’il mettait en respect les autres. Mais le mioche, apeuré par Equadodja – traduction « diable blanc »- se faufila à reculons dans les broussailles. Rapidement l’étudiant lui emboita le pas, déterminé à récupérer son veston et lui couru après, lui intimant mais en vain de s’arrêter. Ce n’est que lorsque le gosse trébucha sur la longueur de cuir qu’il posa sa main sur lui et l’attrapa par le col. Une bonne taloche était de rigueur mais O’Connell en avait déjà assez fait. Il secoua le môme comme un prunier et enfila son vêtement avant de le laisser s’en aller, retournant sur ses pas en direction de son peuple qui ne tarderait pas à les retrouver à leur tour.
    Derechef, les étudiants reprirent leur course effrénée toujours tout droit, sans avoir la moindre idée de ce qui les attendait en face dans l’obscurité. Le bruit du fleuve se faisait de plus en plus entendre…Seul la lueur d’une lune au travers de la végétation éclairait leurs pas. Ils continuaient d’avancer à l’aveuglette, trop pressés pour chercher dans le sac une lampe. Marcus freina l’allure, légèrement poussif et continuant de gratter sa gorge qui le démangeait sévèrement depuis. Il continua à allure modérée quand il se retourna pour entrevoir les traits tamisés d’America à ses cotés… Il n’eut le temps de lui adresser la parole, déjà entre les troncs de cette foret luxuriante resplendissaient les torches enflammées des hommes singes. Il la prit par la main et ils reprirent leur course de plus belle jusqu’à glisser dans un fossé. Une chute terrible, ils roulèrent sur une dizaine de mètres sans rien voir d’autre que l’obscurité et les lueurs argentées des feuilles éclairées par l’astre. Et dans un bruit douché, la fraicheur les emporta dans son courant.

    ₪ Oh merde… credi, si j'en juge à la végétation des berges, à ces buissons de protococcus sumariensis, l'accélération constante du courant. Ma caille, je crois qu'on est en droit de supposer que là bas... pourrait bien y avoir une petite cascade.. ₪

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